Kenshiro vs judoboy

Lors des combats contre les boss, on bascule en mode VS Fighting, avec des sprites plus grands.

Lors des combats contre les boss, on bascule en mode VS Fighting, avec des sprites plus grands.

Le premier choc quand on joue à Hokuto no Ken, c’est ça difficulté. Là où il m’a suffit d’un crédit pour arriver au boss du stage trois dans Black Belt, j’ai dû saigner des doigts avant de pouvoir ne serait-ce que vaincre le quatrième miniboss du premier stage! Ici, l’arène de Black Belt a laissé place à un désert aride et post apocalyptique, Kenshiro savate des punks à tout va. Et là, les connaisseurs de la série reconnaîtront non seulement chacun des boss du jeu, le dernier étant bien évidemment Raoh qui vivra le même destin que dans la série, mais aussi les miniboss! Mais non content d’être une adaptation qui respecte l’oeuvre d’origine, une connaissance de cette dernière est parfois nécessaire pour trouver le point faible des adversaires. Par exemple, si le quatrième miniboss, qui s’avère être Heart, le gros bonhomme dont le ventre se comporte comme un blob, est ultra facile à vaincre dans sa version pseudo chinoise, dans Hokuto no Ken, il faut lui enchaîner quatre coups sans interruption, ce qui fait écho à sa mort dans le manga, où Ken tasse d’abord sa graisse avec ses coups ultra rapides pour pouvoir atteindre ses points vitaux. Dans l’ensemble, chaque boss a un point faible lié de près ou de loin à la série, qu’il sera nécessaire de trouver si l’on veut avoir une chance de voir le stage qui suit. Le nombre d’éléments de la série est impressionnant. Mention spéciale à Heart susmentionné, à la mort de Shin et la séquence qui suit, où Ken, comme dans le manga, découvre que Yuria n’est qu’un mannequin posé sur un trône, Le combat contre le démon géant, seule duel où le sprite de Ken reste petit afin d’accentuer la différence drastique de taille entre lui et la bête, et bien sûr la mort de Raoh, qui est aussi classe que dans l’anime.

A retenir

Ken le Survivant aura été mangé à toutes les sauces et pas toujours de façon digeste, passant entre autres par le versus fighting pas mal mais pas top sur SuperFamicom ainsi que sur PS2, le jeu de rôle sur NES, le beat’em all 3D pas franchement beau mais bien respectueux de l’anime sur Playstation (et avec les musiques de la série, s’il vous plait!), le beat’em all sauce Musso sur consoles next gen, le jeu de carte sur DS, un espèce de jeu de réflexes avec extraits de l’anime à l’appui sur Playstation, un jeu de boxe sur borne arcade, et donc le beat’em all, sur Master System bien sûr, mais aussi sur Megadrive et sur NES. Ca fait un sacré paquet de jeux, mine de rien, et force est de constater que ce sont les versions 8bit qui s’en sortent le mieux au final. Hokuto no Ken est une véritable réussite en terme d’adaptation, qui prend sa juste mesure dans sa version japonaise, Black Belt n’étant qu’un clone sympathique surfant sur la vague Spartan-X. Ce jeu n’a pas changé le monde, c’est certain, mais étant peut-être la meilleure adaptation de l’univers de Ken jusqu’à présent, et ayant fait vibrer, même sous son incarnation localisée, les possesseurs de Master System à sa sortie, il mérite sa place dans toute ludothèque idéale.

Informations sur le jeu

Plateformes : Sega Master System

Genre : Beat’em All 2D

Développeurs : Sega

Éditeur : Sega

Date de sortie : 1986 

excellent

toma überwenig

1 réponse
  1. Le serpent
    Le serpent dit :

    Très très très bon test.

    On comprend pourquoi le changement de background et comment le jeu original était proche du manga. Une prouesse puisque aujourd’hui ce n’est que très rarement le cas.

    Merci ! Si je le choppe au détour d’une brocante, je le prends !

    Répondre

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *