Cover

Hier encore, je n’avais même pas vingt ans et je caressais le temps en jouant à une simulation de football qui a bouleversé à tout jamais le genre et ma façon de l’appréhender. Je vois encore mon père arrivant à la maison avec ISS Pro Evolution acheté à un de ses collègues pour la somme de 150 francs. On en rêvait tous les deux, parce que oui, mon vieux venait de se mettre au jeu vidéo depuis peu. On insère rapidement la galette dans la PlayStation et on s’y met…

Mais… c’est comme sur un vrai terrain !

1Après plusieurs parties, le constat est évident: c’est différent de tout ce que j’ai pu pratiquer auparavant. C’est difficile et tout se mérite. Plus ça va, plus on accroche. Chaque but est un plaisir lié évidemment aux efforts requis pour le marquer. Et au bout d’un moment, on comprend ce qui fait la différence, le truc en plus de ce jeu: on réfléchit, on pense comme si on était sur un vrai terrain, et ce dans toutes les situations. Une sensation unique que je n’avais encore jamais ressentie. Et pourtant, cela reste maniable, on est face à un vrai jeu vidéo. L’équilibre entre arcade et simulation est simplement parfait. Bien sûr, les armes individuelles sont plutôt minces car les défenses sont intelligentes et balèzes, et à part la feinte de frappe carré + croix qui prend presque systématiquement à défaut le gardien de but, on arrive très peu souvent à dribbler l’adversaire et à faire la différence balle au pied. Mais c’est tant mieux et le plaisir ressenti avec les patates qui partent des pieds des joueurs, et en voyant l’excellente physique de balle, appartient bien aux meilleures sensations du medium. Surtout, il est possible de marquer toutes sortes de buts, de varier les approches (le une-deux, les tactiques automatiques ou en raccourci avec L2) et d’exécuter des coups de pied arrêtés incisifs: en force, en cloche, à ras de terre, à mi-hauteur, tout est bon dans le cochon. Cependant, mon jeu offensif était en grande partie basé sur la vitesse des attaquants. Mais c’est dans l’air du temps car à l’époque, la part belle est faite aux footballeurs rapides qui aiment prendre la profondeur et déséquilibrer les défenses de la sorte. Du coup, je m’éclate avec le Nigéria et son duo Amokachi-Babangida, l’Ukraine et Chevtchenko, la France et Henry. Là encore, on a un équilibre car si le soft pousse à jouer collectif, on peut se baser sur le profil individuel de chacun pour créer son tout. On reconnait le style des équipes et la morphologie, les qualités propres de chacun. Le football, s’il est un sport collectif, a toujours été fait d’individualités marquantes. Cet aspect, ISS Pro Evolution l’a parfaitement compris.

2 réponses

Trackbacks (rétroliens) & Pingbacks

  1. […] « Test de ISS Pro Evolution » de Totof, Le Serpent Retrogamer. […]

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *