TESTGROTEMBOURGintro

Mon premier amour sur Amstrad CPC, mon premier jeu à surfer avec l’horreur, issu d’une boite française déjà bien en place à l’époque, La chose de Grotembourg (ou Grotemburg, si l’on se base sur la jaquette et non sur nos mémoires émues de gamers trentenaires) a marqué le p’ti jeune que j’étais, dès l’arrivée de l’ordinateur dans ma chambre, là où la plupart avaient choisi leur camp dans la guerre des consoles. Commençons donc cette semaine « coup de coeur » avec un vrai retrotest des familles, nostalgie et larme à l’oeil livrées en bonus, en nous penchant sur l’un des précurseurs du point’n click.

Il était une fois…

Quitte à se laisser aller à la nostalgie, autant présenter le kit complet, non ?

Quitte à se laisser aller à la nostalgie, autant présenter le kit complet, non ?

Quand on parle jeu d’aventures, les vieux briscards de ma génération ont généralement d’office une pensée émue pour un des vrais pionniers du genre, un nom pourtant bien connu des nouvelles générations de gamers puisqu’il s’agit d’Ubi Soft. La branche située en France a fermé depuis (il y a peu), et ils centrent désormais leur pratique autour du triple A consensuel, mais le prestige de l’enseigne demeure. Passés à l’époque maîtres dans un genre aujourd’hui tombé en désuétude, le jeu d’aventure textuel, ils ont osé adapter des licences majeures du film d’horreur, à une époque où le jeu vidéo véhicule encore (ou déjà, suivant l’angle d’approche choisi) une aura enfantine. C’est avec humour qu’ils s’attaquent à Zombie, Amitiville, Hurlements, entre autres. Avec La Chose de Grotembourg, ils restent en terrain connu avec le même humour flirtant avec l’absurde et potache, le même sens de la référence cinématographique manié avec une affectueuse insolence, et cette façon toute singulière d’impliquer le joueur propre au medium choisi, l’aventure textuelle. Car oui, malgré la simplicité extrême de l’interface, un cadre graphique sans animation, une fenêtre de texte, quelques sons de temps en temps, le joueur était immergé pour de bon, grâce au savoir-faire d’Ubi Soft. Mais avant tout, de quoi parle La Chose de Grotembourg ?

Ouverture de bal pour le moins musclée, avec votre femme réduite à l'état de steak haché, et sa main coupée en gros plan!

Ouverture de bal pour le moins musclée, avec votre femme réduite à l’état de steak haché, et sa main coupée en gros plan !

De la chose de Grotembourg, à l’évidence. Vous êtes confronté à une série de meurtres brutaux, et décidez d’enquêter pour débusquer la terrible créature à l’origine de ce massacre en règle. A travers un périple jalonné d’embûches, vous croiserez Rambo, Gainsbourg, Don Patillo, du sang, des morts, des demeures inquiétantes, du savant fou, du sang, le ton dans une bonne humeur ambiante contrebalançant le coté brutal de l’histoire. Car bien que rien ne le confirme vraiment, vous tombez vraisemblablement sur le cadavre bien travaillé au corps de votre femme, une petite case vous offrant un gros plan sur sa main arrachée. Mais plutôt que de s’apesantir sur le caractère dramatique d’une telle découverte, une petite blagounette et hop, tout est désamorcé, et l’enquête, la vraie, commence. Car plus que l’horreur et le suspense, c’est l’humour qui prédomine dans la Chose de Grotembourg, pas toujours des plus fins, mais qui réussit à créer une cohérence de ton dans ce foutoir dont on n’arrive pas à se détacher.

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