À la fois immédiat, intense, court et répétitif en même temps

Tel un road-trip meurtrier, MadWorld est un jeu cruel et impitoyable.

Madworld est certes un jeu unique dans son univers – qui malheureusement fait parfois tâche à l’écran mais passons – mais au niveau du gameplay le tout est assez classique. Alors oui le fait de trucider ses ennemis n’a jamais été aussi violent mais le système de jeu est au final assez simple : un mix entre le beat’em all old school et le jeu de combat 3D. Le jeu se prend bien en main, les commandes sont franchement bien pensées et on assiste à peu de fautes de gameplay, le tout est bien rôdé, bien pensé, et assez jouissif. Si vous rêviez d’empaler un mec avec un panneau de circulation, puis de l’embrocher dans un pneu afin d’ensuite le faire voltiger jusqu’à des pointes acérées accrochés à un bus à 10 mètres de vous, c’est MadWorld qu’il vous fait (ainsi qu’un psy). Le tout s’enchaîne assez vite, la mécanique reste la même : on avance dans le niveau en faisant quelques mini-jeux au final certes sympathiques mais plutôt futiles avant d’affronter le boss du niveau. Et ainsi de suite. Reste quelques phases originales comme par exemple des phases en motos, certes originales et qui cassent un peu la monotonie du tout mais qui manque de finition clairement. L’ensemble du jeu nous donne quand même une durée de vie assez faible et un contenu plutôt réduit. Et même en 6-7 heures de jeu au total, le jeu arrive à être répétitif, effectivement, on a l’impression d’avoir fait le tour de toutes les possibilités en 2 heures seulement. Ce qui diminue l’intérêt du jeu et, cela va sans dire, de la rejouabilité. Mais le jeu est vif et jouissif, ce qui le rend quand même attrayant et nous pousse à y jouer, et si l’on peut voir des jeux incontestablement bon et culte comme Mirror’s Edge ou Portal, on peut voir que quelques heures réussies, même si cela reste juste quelques heures, font d’un jeu une expérience intense et haletante. Dommage que le jeu ne tienne pas la comparaison sur tous les points objectifs à aborder, le visuel est mi-figue mi-raison, le gameplay est fun mais répétitif. Reste la bande-son dont je n’ai pas parler, et j’ai franchement bien apprécié, du rock, du rap, de l’électro, on a un peu de tout et l’ensemble des tracks collent plutôt bien à l’esprit du jeu, cela reste une réussite. Il y a finalement peu à dire sur ce MadWorld, il faut véritablement y jouer car c’est un jeu atypique.

A retenir

Alors oui MadWorld est perfectible mais il reste un bon jeu. Il est court, mais il est intense. Il est répétitif, mais il est fun. Il est techniquement faible mais artistiquement osé. En effet, on pourrait penser que MadWorld est un jeu finalement moyen et c’est même ce que moi j’aurais tendance à dire. Mais il faut avouer quelque chose : l’audace est là, et sortir un jeu ultraviolent en noir et blanc sur la console la plus épurée et la plus innocente est un véritablement bras d’honneur à toutes les productions casualisées à outrance. Platinium Games, avec l’aide de Sega ne cesserait de nous surprendre et de tout faire à contre-courant, et tant mieux !

Informations sur le jeu

Plateforme : Wii

Genre : Beat’em all

Développeurs : Platinium games

Editeur : SEGA

Date de Sortie : Mars 2009

Logosh

2 réponses
  1. Toma Überwenig
    Toma Überwenig dit :

    Ca fait partie des jeux qui m’ont fait rêvé et poussé à acheter la Wii (achat que je n’ai pas regretté, ne serait-ce que pour une vingtaine de titres indispensable, et une fourrée de titres entre le bon et l’excellent!), avec son univers que ne renieraient ni Carpenter, ni Suda51 et son style graphique entre Mignola et Frank Miller.
    Mais je n’ai jamais pris le temps de m’y mettre, il serait peut-être temps^^…

    Répondre

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