Vilain petit canard de la saga Metal Gear Solid, ce Sons of Liberty rend perplexe. Tellement méprisé par certains joueurs… Tellement adulé par d’autres, ces quelques gamers vouant un culte sans bornes à ce qu’ils semblent considérer comme le plus grand jeu du 21ème siècle. Explications.

Dans la toile de H.Kojima

Hideo Kojima, une ambition vraiment à part dans l’industrie du jeu vidéo.

Metal Gear Solid 2 est de ces jeux qui canalisent énormément d’enjeux. Prendre la relève du saint Metal Gear Solid 1, en faisant entrer la saga dans une dimension supérieure, faite d’actions et de cutscenes toujours plus percutantes ; mais aussi révolutionner le jeu d’infiltration, ou encore porter sur ses épaules l’identité de la toute jeune PS2. Trois ans après le cataclysme MGS1, Konami et Monsieur Kojima tentent ainsi une récidive. Première annonce concrète, lors de l’E3 2000. Un trailer de 9min passe régulièrement sur l’écran central du salon. A chaque diffusion le salon semble s’arrêter, toutes les attentions, journalistes, exposants, ou staff sont tournées vers cette fameuse vidéo. On y voit un moteur 3D révolutionnaire, des effets d’éclairage jamais vus, Snake sur un tanker, et pas mal d’explosions. Pas grand chose de concret, mais on devine déjà un ton légèrement « arty », s’écartant doucement de l’efficacité dépouillée de son grand frère, et de tout ce pragmatisme, de toutes ces maladresses attendrissantes qui vont avec. Ce sera la marque de fabrique de la très maniérée mise en scène « kojimesque », ce mélange de style en perpétuel équilibre entre le nanard dans tout ce qu’il a de plus beau, et la grande classe. Un travail de funambule plus ou moins marqué ou réussi au fil des épisodes. Allez, coupons court, MGS2 est probablement le couillu de la série à ce niveau là. Revenons à notre E3 2000. A la sortie du salon, tout le monde ne parle que de ça, quittant Los Angeles des rêves de Snake et de tanker plein la tête. L’année d’après rebelote, le jeu est sur le point de sortir,  nouvel E3, nouveau trailer, et encore une histoire de tanker, et de Snake en plein combat contre certains boss, comme Fortune, ou Vamp. On ne le savait pas encore, mais cette présentation culte nous impliquait directement dans un concept très spécial, une sorte de petit jeu que Kojima a joué avec nous à notre insu. Ce trailer, c’était un peu sa toile d’araignée, nous attirant, nous piégeant sans que l’on s’en rend compte, pour ensuite nous manipuler à sa guise. Concrètement cette vidéo était remplie de fausses pistes scénaristiques. Le jeu sort quelques semaines plus tard, prenant tout le monde à contre-pied.

3 réponses
  1. Delnics
    Delnics dit :

    Scénaristiquement, c’est un des meilleurs, pour le reste, tout a été dit, et personellement même si je le trouve très bon (ce qui est normal ^^), ce n’est pas un de mes préférés 🙂

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  1. […] de la hype version 2002. (Petit aparté, tout de même entre-temps, Kojima sortait en Europe sa deuxième symphonie qui est tout aussi mémorable que le jeu dont on est en train de […]

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