Une aventure inoubliable

metal-gear-solid-3-snake-eater.630375L’un des gros points forts de Snake Eater est sa galerie de personnages. Outre son toujours charismatique et touchant héros, il y a évidemment sa maîtresse d’armes, The Boss, qui reste dans les mémoires comme l’une des femmes digitales les plus marquantes. Chacune de ses apparitions fera tressaillir Snake et le joueur, sa classe et ses talents de combattante faisant de ces cutscenes autant de moments mythiques. Mais il ne faudrait pas oublier le jeune, fougueux et capricieux Ocelot qui offre également un récital savoureux de garçon étonnant, intrépide et talentueux, se prenant raclée après raclée avant de s’améliorer sensiblement et de construire une rafraîchissante relation d’admiration avec le héros. Hideo Kojima prouve encore une fois son talent de metteur en scène et d’amoureux de cinéma, comme le montrent les nombreuses références à James Bond dans la séquence d’introduction (interactive) ou au Fugitif, pour ne citer qu’eux.

Il y a également les autres boss de l’unité Cobra, même si le casting est quelque peu inégal de ce côté-là. The End, vieux sniper chevronné, offre ainsi un combat de très haut niveau et de longue haleine, exacerbant et magnifiant l’ambiance bucolique de Snake Eater, puisant dans les petits bruits de la forêt, des feuilles et des oiseaux pour réussir son pari de plonger le joueur dans ce contexte forestier. The Sorrow proposera aussi une séquence bien particulière de réflexion sur la moralité des actes commis au cours de l’aventure. Les autres disciples de The Boss sont plus là pour mettre en valeur un aspect du gameplay que pour marquer les esprits avec une histoire et une présence à l’écran conséquentes. Quant à Volgin, il souffre quelque peu de son côté brute épaisse trop instinctive et manquant de finesse. Quoique Kojima sache bien le tourner en dérision lors de certains passages où le ridicule n’est jamais loin de le tuer.

D’une manière générale, Snake Eater est truffé de moments d’humour, aussi bien visuel que verbal. Notamment, la possibilité d’appuyer sur R1 pour observer les cutscenes sous un angle de vue différent apporte une interactivité qui met constamment le joueur en éveil et l’amuse par des clins d’œil ou des blagues potaches dans ces instants dits pourtant passifs. Que ce soit au niveau des imageschorégraphies des combats, des course-poursuites hallucinantes d’intensité (on pense surtout à celle sous la pluie), de certains séquences viscérales (la traque par les soldats du GRU notamment), ou encore des dialogues, MGS 3 frappe fort dans les registres de l’action et du dramatique. Servi par une histoire aux multiples rebondissements et une ambiance 60s très particulière et trempée dans un panel de couleurs filtrées et ternes très caractéristiques de la réalisation cinématographique de cette époque, le soft s’écrit une identité à nulle autre pareille. Snake Eater est tout simplement unique et irremplaçable.

A retenir

On a reproché à MGS 3 de ne pas tenir certaines promesses, comme celle de ne pas avoir privilégié ou étoffé la survie dans un contexte de jungle hostile. On a aussi critiqué sa caméra handicapante en l’absence de radar. Mais ceci est si peu de choses, si contestable et au final si peu nuisible que cela ne dessert en aucun cas la qualité de l’expérience proposée. MGS 3 est tellement riche d’idées et de clins d’œil, de moments de bravoure, d’une ambiance si maîtrisée, de scènes légendaires qu’il est un titre inoubliable. Il est la quintessence du jeu d’action, le chef d’œuvre absolu de Hideo Kojima.

Informations sur le jeu

Plateformes : PS2 – 3DS – PS3 – PS Vita – Xbox 360

Genre : Action-Infiltration

Développeurs : Konami – Kojima Productions

Éditeurs : Konami

Date de sortie : 2005 

Badge Mythique

Totof

6 réponses
  1. greyfox0957
    greyfox0957 dit :

    Très beau test qui rend justice à l’immensité de ce qu’a représenté et continue de représenter MGS3.

    Chapeau bas, même si mon préféré reste le 2 🙂

    Répondre
  2. Uinseann Ayflahm (Deadmarye)
    Uinseann Ayflahm (Deadmarye) dit :

    « C’est à la fois entendre le bruit des oiseaux et sentir le poids du silence lors du combat contre The End. »

    MGS 3 = Grenouille, mon esprit est à jamais ancré de ce vert crouacric.

    « Quand dans MGS 2, on découvrait notamment la possibilité de “freezer” les ennemis en se déplaçant silencieusement derrière eux et en les surprenant, »

    Oh mon dieu, quel bonheur cette demo sur le Tanker !

    « on se délecte des joies du CQC, »

    Un très mauvais souvenir, tellement qu’il m’a fait détester MGS 3 pendant de longues années.

    « C’est pourtant sur ce point, ainsi que sur celui de la caméra à la troisième personne gênante pour bien apprécier l’aire de jeu en absence de radar, que certains critiques ont insisté. »

    « Pourtant, il n’en est presque rien »

    Malheureusement, c’est ce qui m’a le plus déçu. Quand MGS 3 était annoncé, on voyait des trailer de Snake chasser des animaux, les tuers, les dépecer, les cuire sur le feu et les manger ensuite. Je me disais que c’était cool, qu’on aurait un jeu bien ficelé niveau survit. En réalité ça se traduit à tirer sur l’animal et voir une ration flotter au dessus du sol. Evidemment, ce n’est pas le nerf du titre mais il m’a été vendu comme tel dans les nombreux trailer.

    « Cette interaction permanente et passionnée avec le joueur, c’est juste du caviar. »

    Et c’est ce qui me fait apprécier le jeu alors que j’en ai si peu de bons souvenirs.

    « un concurrent nouveau – et plutôt sérieux – nommé Splinter Cell »

    Et pourtant, le premier épisode fut tellement décevant. Beau, réactif et esthetiquement classe mais tellement lourd au pad…

    « On a reproché à MGS 3 de ne pas tenir certaines promesses, comme celle de ne pas avoir privilégié ou étoffé la survie dans un contexte de jungle hostile. […] Mais ceci est si peu de choses, si contestable et au final si peu nuisible que cela ne dessert en aucun cas la qualité de l’expérience proposée. »

    Ca ne nuit pas au jeu mais ce n’est pas ce qui était annoncé, je m’attendrais clairement à un jeu plus orienté survie.

    Je suis d’accord avec Greyfox, perso’ je prefère le deuxième MGS. Je dis pas que le troisième est mauvais c’est juste que j’ai moins d’affinité avec ! Le Deuxième, j’y ai passé tellement d’heure dessus, je l’ai fait dans toutes les difficultés, j’ai essayé de battre mon score pendant des mois et des mois…Et ensuite j’ai acheté la version complète. Rien que le Tanker m’a bouffé des semaines et des semaines de jeu ! Haha ! J’ai adoré MGS 2. MGS3 je l’ai trouvé cool, sympa à faire mais quelque chose m’y à toujours gené sans savoir mettre le doigt sur le véritable problème.
    En tout cas c’est toujours bien écrit et on sent bien que t’aime de quoi tu parles !

    Répondre
  3. Yannou
    Yannou dit :

    Quel beau test ça ce voit que le jeu t’a marquer il m’a marquer aussi c’est une œuvre de qualité qui nous fait découvrir la naissance du mythe de Big Boss l’aspect survie bien pensé, les personnages charismatiques une ambiance unique et magique tu as tout dit et tu as su avec brio nous donner des émotions concernant ce soft qui restera pour tous les fans de MGS une œuvre marquante. En tout cas cela m’a donner envie de donner à Assassin’s Creed ^^.

    Répondre

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *