[TEST] Metal Gear Solid

Quoi de mieux, de plus juste pour fêter l’arrivée du MGS nouveau que de tester son épisode canonique, LE Metal Gear Solid originel ? Les fines bouches peuvent objecter que la série a commencé sur MSX, mais elle s’appelait Metal Gear tout court, à l’époque, et si la patte Kojima était déjà là, si l’on trouvait trace des intentions du maître dans ce creuset brut originel, ce n’est qu’avec MGS premier du nom et les capacités révolutionnaires pour l’époque de la Playstation que la créativité de Kojima allait pouvoir s’exprimer et faire entrer la série dans la Playhistoire, la vraie, la grande. 

Mais vous vous doutez bien qu’avec un nom comme Le Serpent Retrogamer, le test, il a été fait depuis belle lurette! En 2012, deux ans après la naissance du site. C’était Yannou, notre athlète de service, qui s’en était chargé, avec la maestria, la verve et le franc-parler qu’on lui connait. Mais comme à LSR, on aime chouchouter nos lecteurs, voici non seulement le test de notre Yannou national, mais en plus, en guise de petite gâterie finale, un Grain de Burve, comme ça, juste pour vous. Je vous laisse entre les mains expertes de Yannou – à vos risques et périls, bien sûr – et je vous retrouve donc dans deux pages. 

t.b.

La légende Metal Gear, apparu en 1987,  revient 11 ans plus tard sur la nouvelle console de Sony et entièrement 3D. Concrètement c’est une refonte par rapport aux opus précédents et un des seuls sur cette console à proposer de l’infiltration, ou même de la stratégie pour aborder des situations sous un autre angle. Mesdames et Messieurs voici un monument de l’histoire du jeu !!!!

Snake, la guerre incarnée

Ce jeu dispose d’un casting magistral !

Une fois de plus dans cet opus nous incarnons Solid Snake un agent de l’unité Foxhound, connu dans le monde pour ses talents en matière d’infiltration et de survie. Justement le jeu nous propose d’infiltrer une base nucléaire où un certain Liquid Snake, chef des terroristes, menace de lancer une ogive nucléaire sur la Maison Blanche, si ses exigences ne sont pas respectées. Solid Snake devra s’infiltrer et récupérer du matériel sur le terrain pour pouvoir continuer sa progression. Voilà un programme chargé pour notre ami. Mais il ne sera pas seul, une bande de joyeux lurons sera de la partie pour l’assister. Nous avons le Maître Miller, expert en survie qui donnera des conseils utiles à Snake, Mei Ling, une brillante analyste qui nous fera sauvegarder notre partie et qui nous citera des proverbes, Natacha Romanenko, une experte, encyclopédie vivante, sur les armes qui donnera des conseils pratiques sur leur utilisation, et finalement le chef des opérations, un vieil ami de Snake, le colonel Roy Campbell qui sera là pour nous épauler. Toutes ces personnes, vous pouvez les contacter via une interface appelée Codec ou vous passerez vos transmissions pour avoir des conseils ou des astuces contre les boss. Parlons de l’équipement qui est quand même intéressant, qui change des standards des jeux sur cette console. Vous trouverez des lunettes thermiques, des lunettes de vision nocturne, détecteur de mines, cigarettes pour détecter les faisceaux laser (pratique pour éviter les alarmes), la boite en carton (pratique pour esquiver des gardes qui vous poursuivent ou pour passer inaperçu aux yeux des gardes) et bien d’autres gadgets encore. Niveau armement, on touche du lourd. Au début on commence avec un Socom (un pistolet) puis on trouve un Famas (fusil d’assaut) un PSG-1 (fusil de sniper) et bien d’autres armes assez sympathiques. Vous l’aurez compris, ici, pas de place pour des fusils à pompe, des lance-flammes, des mitrailleuses ou des lance-roquettes de l’apocalypse, ce n’est pas un jeu de bourrin, tout se fait en finesse.

L’art et la manière

Les combats de boss ne s’abordent pas de la même manière, original !

Dans ce jeu, tout se fait en silence, pour ne pas éveiller l’attention des gardes et tracer son chemin. Vous observez son itinéraire pour le contourner ou ramper pour vous cacher sous un objet, ou même taper contre un mur pour attirer son attention, et le prendre à revers pour le tuer. Bref, ce jeu regorge de possibilités tactiques. Chaque arme et chaque objet servent à appréhender diverses situations. Aucun objet n’est superflu, tout est fait pour que vous puissiez accomplir votre mission. Bien sûr vous pouvez  faire un carnage monstre et éveiller les gardes, mais cela perdra de sa superbe vu que ce jeu n’est pas un jeu de tir à proprement parler. Bien sur cela peut arriver que vous déclenchiez une alerte. Alors là, il vous reste la fuite pour éviter de finir criblé de balles par les renforts. Cachez-vous, placez une mine ou encore balancez une grenade paralysante pour les ralentir. Là encore, les phases de combat sont à appréhender de façon différente, car si vous la jouez pas à la fine, c’est la mort assurée. Une fois les renforts partis vous pouvez continuer la manière « finesse ». C’est ce qui fait la force de MGS, c’est à dire proposer un jeu qui se base uniquement sur la discrétion en s’aidant des objets trouvés sur le terrain et adopter une stratégie pour éviter les regards ennemis, ce qui donne un  côté militaire au jeu, chose que nous ne voyons pas chez les concurrents (je parle de l’année 1998). D’ailleurs Konami à pris un conseiller militaire, Motosoda Mori, pour donner plus de crédibilité à Snake ou aux soldats. Quand aux boss, et bien surprise, aucun des combats dans tout  le jeu ne se déroule de la même façon. Autrement dit chaque nouveau boss est un challenge où les méninges du joueur se voient sollicités pour comprendre comment le vaincre, on se voit même utiliser le codec pour demander des informations auprès de l’équipe de Snake pour savoir comment aborder le combat plus sereinement. Ce côté tactique au boss et le fait que chaque combat est nouveau, est un régal pour les amateurs de défi ce qui donne un coup de boost en évitant de basculer dans la linéarité.

12 réponses
  1. Le serpent
    Le serpent dit :

    « Qui compte sur une arme est un fou », j’adore ce coté vintage.
    Le plus gros défaut (le seul?) de MGS 1 est son doublage Français, et la vois de Snake en premier lieu.

    Mais qu’est ce que la musique est bonne!!!!!!!!
    J’ADORE CE JEUUUXXX (pour les fans de Julien Lepers^^)

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  2. Yannou
    Yannou dit :

    Moi j’ai beaucoup aimer la VF franchement y’a beaucoup plus pire ^^ et les répliques cultes comme « la crémation est donc un problème réglée » lol superbe un régal.

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  3. Delnics
    Delnics dit :

    Comme prévu, me voilà !!!
    Et comme prévu, rien à redire sur ce formidable épisode qui marque la naissance de la saga au grand public gamer ^^
    La VF pue ? Comment oses-tu critiquer la VF la plus culte de l’histoire de l’humanité.
    Je te renie 😀

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  4. Le serpent
    Le serpent dit :

    Lol !

    La VRF m’a laissé de bons souvenir, mais à postériori, ca fait mal à entendre !

    « Fait moi sentir vivaaaannttt »
     » un HIND D ! »

    Qui dit mieux ?

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  1. […] D’autres vous parleront, les étoiles dans les yeux, de leur périple en plaine d’Hyrule à dos d’Epona, un ocarina aux lèvres, ou encore de leurs excitantes parties de cache-cache dans une boîte en carton. […]

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