Monkey_Island_2

Au moment d’entamer l’écriture du test de Monkey Island 2: LeChuck’s Revenge surgissent deux difficultés majeures. Tout d’abord, celle de succéder à Toma qui a écrit une critique du premier épisode de la série de LucasArts que je vous conseille de lire si ce n’est pas déjà fait. Ensuite, de l’aveu même de mon cher collègue, il est ardu de vraiment dissocier les deux opus. Alors, tentons avant tout de rendre un digne hommage à cette référence intemporelle du jeu d’aventure.

Monkey Island n’est plus un secret

Monkey-Island-monkey-island-530473_640_400LeChuck’s Revenge reprend pratiquement toutes les mécaniques scénaristiques et de gameplay de son aîné  Il s’agit d’un point’n click se déroulant dans un univers caribéen imaginaire reprenant les codes de la grande époque de la piraterie. La recette est connue: personnages déjantés, humour à la fois fin et abrupt, accent british exquis, femmes fortes, pirates au rhum. Mais là où ce second volet fait fort, c’est qu’il parvient à sublimer ces aspects et surtout, propose une aventure magnifique graphiquement et significativement plus conséquente en termes de durée de vie. Sur Amiga par exemple, il faut compter une dizaine de disquettes en plus que pour The Secret of Monkey Island. Rien de nouveau sous les tropiques, mais à l’image de Portal, la recette est complètement exploitée et concrétisée avec ce second épisode. Tout juste regrette-t-on l’absence des fameux combats d’insultes qui faisaient le charme délirant de The Secret of Monkey Island, et qui feront pourtant leur retour dans l’itération suivante. Tant pis, on se contentera avec bonheur des anachronismes et des dialogues faits de répliques cinglantes et cultes. Avec, bien entendu, ces énigmes portant en elles cette logique si spécifique à la saga et qui tortureront plus d’une cervelle. Certaines se jouent même au pixel près; autant dire qu’en plus d’être long, LeChuck’s Revenge est un jeu difficile. Pour réussir à résoudre ces casse-têtes, il ne faut pas hésiter à être patient et curieux, puisqu’elles sont séquentielles et demandent d’expérimenter, de se balader et de se mettre dans un état d’esprit limite tordu. Oubliez la raison pure et l’envie de tout remplir à 100%: de toute manière, vous y serez contraints mais ça prendra le temps qu’il faudra. Et chaque chose en son temps.

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  1. […] les mecs, bien joué, franchement. Les exemples de méchants tocards ne manquent décidément pas : LeChuck défait par le héros le plus débile de l’histoire du jeu vidéo ou encore le Dr Fetus dans […]

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