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Quand un groupe d’artistes japonnais décident de se donner la main pour créer un univers représentatif du paysage culturel nippon, ça donne le projet Short Peace. Tout d’abord, quatre films d’animation ont été produits en 2013 et sortis en salles exclusivement dans leur pays. Ce Grindhouse de l’est s’est vu succéder quatre maîtres de l’animation sur quatre films différents, Possessions pour Shuhei Morita, Combustible pour Katsuhiro Otomo (Akira), Gambo pour Hiroaki Ando et Farewell to Weapons par Hajime Katoki (Gundam). Tous se base sur le même contexte, faire suivre les aventures de Ranko, tueuse à gages la nuit, élève de lycée le jour. Ranko Tsukigime’s longest day est l’épilogue de ce regroupement, la particularité, c’est qu’il fait participer tous les réalisateurs des films de l’univers et Grasshopper Manufacture pour combler le côté ludique.

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Suda 51 (No More Heroes, Killer 7) pour la construction de phases de gameplay et Akira Yamoaka (Silent Hill) pour l’enrobage musical, le contexte de ce jeu part déjà avec les cinq pouces levés. L’univers se prête tellement bien au style de Suda 51, sérieusement avez-vous déjà rêver de vous battre avec deux tueurs à gages qui essayent de vous tuer à la Ice & Climber, vous les butez, vous êtes ensuite accompagné par un mec qui ressemble à s’y méprendre au perso principal de Trigun et qui ensuite s’en va avec la moto d’Akira, en chemin vous vous retrouvez nez à nez avec une écolière qui faisait la pute pour arrondir ses fins de mois en se tapant le mec que vous avez précédemment tuer, elle est vénère et se transforme en dragon, votre sidekick lui, se transforme en power rangers pour lui défoncer sa race façon Shmup. Voilà, je vous laisse prendre une aspirine et une douche avant de revenir sur la suite de la critique. Les aventures de Ranko dans cette clôture vidéoludique sont complètement barrées et j’avoue tout de même avoir accroché à ça, c’est quand même sacrément jubilatoire d’enchaîner autant de moments portnawak sans avoir eu le temps de dire merde.

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Par ailleurs ce que je trouve bien joué dans ce jeu, c’est non seulement le côté WTF, mais aussi les différents styles graphiques qui changent au fur et à mesure des scènes. Le jeu fait participer comme je l’ai dit tout en haut, tous les réalisateurs qui ont planché sur le projet, et on se retrouve avec une oeuvre vidéoludique plutôt qu’un simple jeu vidéo. Sur le côté ludique, Suda 51 et son studio se sont fait plaisir aussi en nous faisant jouer sur différents styles de jeu, allant du Run & Gun au Shmup en passant par un jeu de catch 2D. L’ensemble est ultra-stylisé et très couillu d’un autre côté, très peu peuvent accrocher au délire, pour que le tout prenne sens, il faut avoir vu au préalable les films d’animation. Ce qui est complètement illogique dans cette histoire, c’est que le jeu est localisé en français, ce qui m’étonne fortement parce qu’habituellement pour les trips japonnais, les éditeurs ne s’emmerdent pas à sous-traiter la localisation. Ce qui témoigne que le jeu souhaite s’ouvrir à un public plus large qu’a l’accoutumé, certes, mais il manque quelque chose pour qu’un maximum de personnes comprennent les délires : Une sortie en salles françaises des dits-films. C’est bête comme tout, mais c’est ce qui manque pour que le jeu prenne tout son sens. Et pourtant, je suis sûr que beaucoup de personnes auraient accroché à ce petit délire cross-média.

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