stealth_inc.0_cinema_640.0On le dira jamais assez, le succès, ça fait pousser des ailes, ça crée des ambitions et puis bordel! C’est un moteur infini de motivation. « Stealth Inc » était à l’origine un jeu sur navigateur web, encouragé par le succès d’estime qu’il a accumulé, le studio Curve composé de Jonathan Biddle (Game-Designer) et de Rick Honmong (compositeur) a développé une version complète sur Steam et Android nommé avec classe « Stealth Bastard Deluxe », sortie l’année dernière. Sous l’impulsion de l’accueil chaleureux des développeurs indés par Sony pour travailler sur ses consoles, nos deux compères ont sauté sur l’occasion cet été, pour le plus grand plaisir des possesseurs de PS3 et Psvita. Renommé « Stealth Inc : A clone in the dark » pour l’occasion, le jeu vous plonge dans la peau d’un sosie non officiel d’un Minion de « Despicable Me » qui doit fignoler et prouver ses aptitudes à l’art de l’infiltration.

Les développeurs se permettent même de se moquer de vous par divers messages muraux.

Les développeurs se permettent même de se moquer de vous par divers messages muraux.

Être issu d’un programme scientifique, fabriqué par de merveilleux bigleux à blouses et grandir dans une cuve. Se réveiller, s’enfuir de nombreuses salles de test et éviter de se faire repérer afin de ne pas se faire tuer, voilà la vie magique de votre personnage durant les 80 niveaux que vous allez traverser. Inspiré par toute une ribambelle de jeux d’infiltration (MGS, Thief, Splinter Cell) et du « Die & Retry » le plus connu alias Super Meat Boy. Avec tout ce mélange, Stealth Inc est un vrai petit jeu de sadique. Dans la mouvance du style « Néo-rétro », sa direction artistique reprend les codes graphiques des jeux sur consoles 32 Bits, ainsi que sa jouabilité simple et intuitive. L’OST n’est pas en reste, Rick Hommong nous compose une bande originale électro minimaliste à l’instar de « Hotline Miami » avec une touche de nervosité musicale à la « Time Splitters 2 ». Un son burné qui met de l’ambiance bien décalée face au style morbide des différentes salles de test. Oui morbide, qui dit expérience scientifique, dit cobayes et cobaye avec un « s » dit que vous n’êtes ni le premier à vous faire flinguer ni le dernier. De surcroît, la grève des agents de surface des différentes salles du labo met en évidence la dépouille de vos collègues génétiques, mutilés par les systèmes de sécurité des salles de test, quelle tristesse mes frères.

Au fur et à mesure de votre progression, vous débloquerez des aptitudes diverses et variées.

Au fur et à mesure de votre progression, vous débloquerez des aptitudes diverses et variées.

Pour éviter de finir en charpie façon Bigard, il va falloir jouer du Pad et prouver votre skill d’infiltration accumulée par toute votre expérience vidéoludique. Le but est simple, rester le plus longtemps possible dans l’obscurité, vos ennemis ne pardonnent aucune faute, il va falloir traverser les différents niveaux avec rapidité et dextérité. Vos grosses lunettes rondes et les zones d’ombres sont vos amis les plus précieux. L’un vous indique si vous êtes visibles par les drones par une nuance de couleur jouant entre le rouge (repérable) et le vert (invisible). L’autre est votre zone de confort, vous ne risquez rien si vous êtes à l’ombre. Bien sûr ça serait trop simple de laisser la lumière de façon statique, c’est là qu’un autre élément de Game-design fait son entrée, entre esquiver l’attention des systèmes de sécurité, il va falloir créer sa zone d’ombre. Cela se fait par différentes manières, entre pirater des ordinateurs, actionner des mécanismes ou pousser des charges. Un vrai casse-tête dont la difficulté se fait progressivement, base par base.

Infiltration, casse-tête et « Die & Retry », cocktail explosif qui est efficace à petite dose, le jeu est calibré pour des sessions de 20 minutes pas une de plus. La redondance et la difficulté de certains niveaux ont mis plusieurs fois mon plaisir de jeu en sursis. Outre le plaisir qu’on peut trouver à créer ses propres niveaux et à partager à ses amis. Le jeu n’a pas de replay-value si comme moi vous aimez les expériences plus audacieuses et porté plus sur l’interactivité d’un personnage dans une histoire que dans une simple mécanique de succession de niveaux. Si vous souhaitez pousser l’expérience plus loin, il reste les hélices à collectionner, battre votre meilleur temps et celui du classement mondial, ainsi qu’améliorer votre grade de test (D à S).

Stealth Inc. est vraiment sympathique dans son design entre épuré et morbide. Sa difficulté progressive et Hardcore pour ceux qui souhaiteraient truster le classement mondial en terme de rapidité et d’efficacité. Malgré sa répétitivité et la redondance de la mécanique, il est plus appréciable à jouer sur la console portable de Sony, avec toutes les subtilités de la jouabilité particulière de la console. Vous avez là entre vos mains votre nouvelle petite pépite pour les transports en commun, qui eux ma foi, n’ont aucun aspect artistique particulier, ni au niveau de l’ambiance, ni à l’emballage physique de vos voisins.

Informations sur le jeu

Plateformes : Steam – PS3 – PSVita

Genre : Puzzle Game

Développeurs : Curve studios

Éditeur : Curve studios

Date de sortie : Courant 2012 (PC) – Août 2013 (PS3/PSVita) 

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