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Aimer les challenges et être fan de retrogaming vont souvent de pair. Les jeux vidéo old-school ont cette réputation d’être plus exigeants que leurs successeurs. En signant Super Meat Boy, la Team Meat renoue avec cette tradition de la plate-forme chirurgicale et intransigeante.

Ça va saigner !

imagesComme son nom l’indique, le titre propose d’incarner… un bout de viande. Ce morceau cubique de barbaque rouge doit partir à la rescousse de sa cops, Bandage Girl, qui a été kidnappée par Dr. Fetus. Le but de chaque niveau est a priori simple: éviter les obstacles (scies circulaires, pics, sel) car Meat Boy ne supporte aucun coup et atteindre l’endroit où sa bien-aimée se trouve. Bien entendu, elle sera capturée à nouveau par le méchant vilain et Super Meat Boy consistera à lui courir après indéfiniment. Vous aurez compris les références. Super Meat Boy se divise en six mondes: les cinq premiers comportent vingt niveaux et le dernier cinq. Pour débloquer l’accès au boss, il faut respectivement terminer 17 niveaux sur 20 et 5 sur 5. Super Meat Boy a tout bon sur son objectif premier, à savoir être un excellent jeu de plate-forme. Sa physique de saut est prodigieuse, Meat Boy pouvant accélérer au sol et dans les airs, et se laisser glisser sur les rebords. Ce gameplay presque parfait sert un challenge des plus relevés puisque survivre dans Super Meat Boy demande du temps, de la patience et de l’apprentissage. On ne compte pas le nombre de fois où notre steak explose en gerbes de sang faute à un mauvais timing. Ici, tout se joue au pixel près et il faut répéter ses gammes encore et encore, jusqu’à connaitre par cœur les manipulations à exécuter et le comportement de l’IA.

Independance game

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Super Meat Boy n’est clairement pas à conseiller aux nerveux, mais tout bon gamer aura sa fibre et sa fierté titillées par tant de maitrise et tant de difficulté. Terminer ce jeu est quasiment un honneur. Et en plus, le titre sait se montrer jovial, drôle et extravagant avec ces gerbes de sang et son univers pixelisés qui rappellent les plus beaux moments de la génération 8 bits. On peut d’ailleurs se passer le ralenti de toutes les tentatives qui se sont soldées par un échec, tout comme les traces de sang restent sur les endroits où la mort s’est produite. Super Meat Boy est en effet un hommage au jeu old-school et à la scène indépendance, pas seulement pour son principe donc, mais aussi pour les nombreuses références qu’il ne cesse de distiller ça et là. Chaque nouveau monde est introduit par une cinématique qui fait allusion à de glorieux anciens: Street Fighter II, Castlevania, Ninja Gaiden, pour ne citer qu’eux. Et il est possible de débloquer certains personnages jouables en réalisant des défis annexes (comme attraper des pansements par exemple), tous provenant d’autres jeux indépendants. Selon les versions, on pourra donc incarner Tim de Braid, Bandage Girl herself, Spelunky ou Josef de Machinarium. Chacun possède des caractéristiques propres, ce qui étoffe le gameplay que l’on pourrait juger simple bien que maitrisé admirablement. Il y a également une Warp Zone, sorte de monde parallèle auquel on peut accéder en réalisant certains scores puisque comme dans tout jeu old-school qui se respecte, le temps et la performance sont ici comptés.

A retenir

Super Meat Boy est un jeu fait par et pour les gamers. Cette dernière phrase peut paraitre un poncif éculé, mais c’est terriblement vrai. Exigeant, pointu, drôle, pixelisé, honnête, le titre de la Team Meat est tout simplement l’un des meilleurs jeux de la scène indépendante et l’un de ceux qui auront marqué cette génération par sa patte bien à lui. Un succès d’estime amplement mérité.

Informations sur le jeu

Plateformes : Xbox 360 – PC – Mac

Genre : Plate-forme

Développeurs : Team Meat

Éditeurs : Steam – XBLA – Direct2Drive

Date de sortie : Octobre 2010 (Xbox 360) – Novembre 2010 (PC) – Avril 2011 (Mac)

Totof

4 réponses
  1. greyfox0957
    greyfox0957 dit :

    Ce jeu a pour moi une teinte particulière puisque je l’ai entièrement fini en période de concours, et pas des moindres ^^.

    En passant c’est le jeu le plus célèbre d’Edmund McMillen dont nous avons déjà parlé ici à plusieurs reprise avec Time Fcuk et Binding of Isaac. A chaque fois il parvient à nous donner un gameplay fin et un défi digne de ce nom, ce type est incroyable !

    Répondre
  2. Le serpent
    Le serpent dit :

    Yop Totof !

    Bon article, vraiment !
    Je n’y ai jamais joué car je n’avais pas la machine pour : mon PC est… Disons… Rétro… Et j’ai pas de 360…

    Donc voilà Oo.
    Mais je le veux !

    Répondre

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  1. […] indépendant d’aujourd’hui, ce serait sans doute Edmund McMillen, le créateur de Super Meat Boy et Binding of Isaac. Les deux lurons, chacun dans leur style, se font en effet les chantres de la […]

  2. […] connaissez forcément Mac Millen, ne serait-ce pour Super Meat Boy. Son univers sombre et profond mâtiné d’humour noir hantait déjà la toile depuis un bon […]

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