Quand Mrs Robinson prend le rôle d’Austin Powers

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La grande particularité du jeu ne vient pas forcément de son charme femme fatale façon Mrs Robinson, mais le soin apporté sur les dialogues entre elle et les divers protagonistes. NOLF est un FPS comique, il prend l’air d’un James Bond période Sean Connery avec un peu de Brosman dans sa forme, mais devient très vite un ersatz d’Austin Powers. Une histoire remplie de situations rocambolesques, de Punch-Line bâtarde, d’antagonistes farfelus, mais surtout une tonne de gadgets complètement cheatés camouflés en cosmétique. Là j’arrive à un point que je trouve personnellement génial, c’est que Cate Archer représente le côté « progressiste » de l’air féministe sans que ça devienne lourd. Au début du jeu, avant la première mission, elle est en discussion avec son boss et émet le souhait d’évoluer au sein de l’agence UNITY, son boss refuse en lui expliquant un bullshitage poli. Situation classique et sommaire dans une société gérée par des hommes me direz vous, sauf que là où ça devient génial, c’est que tous les agents hommes décèdent à une vitesse incroyable à cause de leur incompétence, dos au mur, Cate Archer part en mission et vous le devinez rapidement, réussi tout ce qu’elle entreprend, c’est pas un beau message d’une équipe de développement entièrement masculin selon vous ?

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No One Lives Forever prend aussi un parti pris assez différent, en laissant de côté que le personnage principal soit une femme qui déchire sa race. NOLF change la donne par rapport aux jeux sortis sur la même période, c’est un jeu qui privilégie l’infiltration à la Thief (1999), Tenchu (1998) et MGS (1998), sauf que contrairement à la direction artistique très grise et darkouille de ces trois jeux, NOLF fait part aux couleurs chatoyantes et à l’ambiance délurée, un côté rafraîchissant qui fait du bien à ce genre très codifié.

Nobody is perfect

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Le level design du jeu chapeauté par John Mulkey est symptomatique de l’époque, le schéma global se structure sur niveau puis cutscene puis un nouveau niveau, etc. Là où NOLF change la donne, c’est sur la variété des événements sur les niveaux, on peut très bien faire une séance d’infiltration puis partir en jet ski pour finir sur une séance de gunfight, etc. Non seulement les situations sont assez variées, mais le décor et les textures le sont tout autant, aucun moment la sensation de lassitude vient nous ennuyer. Les cutscenes qui ponctuent le jeu sont quand a elle assez classiques dans leur mise en scène, généralement se sont des moments où trois ou quatre personnages papotent, certes c’est très bien doublé (mention pour l’actrice derrière Mademoiselle Archer), c’est drôle la plupart du temps, mais ça manque de dynamisme, on a l’impression de voir juste des tas de polygones discutés entre eux.

Le second et dernier défaut est l’I.A qui a été programmé pour procurer fun et bonne humeur, sauf que sur certains passages d’infiltration, ils peuvent être terriblement énervant. Certains gardes vont vous entendre tirer avec un pistolet silencieux et sonner l’alarme une fois sur deux, les règles de détection changent constamment sans réellement comprendre pourquoi, c’est relativement rageant. NOLF a eu une suite en 2002, intitulé A Spy in HARM’s Way et un Spin Off en 2004, Contract JACK. On prendra plaisir à les traiter avec l’équipe du LSR dès qu’on aura l’occasion. Un problème néanmoins de taille se dresse comme un chapiteau au milieu d’une bourgade, si vous souhaitez y jouer, pour une question de droit non utilisé, le jeu est indisponible à la vente digitale sur Steam ou GOG. Sachez qu’il a été porté sur PS2 et MacOS mais si vous ne le trouvez pas en « physique« , Le seul moyen de vous le procurer en ce moment est malheureusement par le biais [DU TRUC ILLEGAL], je ne vais pas vous indiquer le chemin, vous savez où c’est.

A Retenir

NOLF est par défaut la meilleure adaptation d’un James Bond en jeu vidéo, on a notre quota de gadgets, d’humour british, un casting dont Ian Flamming aurait rêvé d’imaginé et surtout le jeu est enrobé d’une classe que seule l’époque 60’s peut retranscrire. En servant une excellente aventure avec moult rebondissements, Monolith a créé un excellent jeu qui reste jouable aujourd’hui grâce à son coté cartoonesque et son gameplay moderne et en avance sur son temps. Alliant un personnage féminin UN JEU excellent, Monolith fait office de précurseur, être précurseur, peut être que ce n’est pas vendeur, mais au moins, vous êtes dans le coeur de chaque joueur.

Informations sur le jeu

Plateformes : PS2, PC, MacOS

Genre : FPS

Développeurs : Monolith Production

Éditeur : Fox interactive

Date de sortie : 9 novembre 2000

Koreana_

1 réponse
  1. courts
    courts dit :

    No One Lives Forever était un bon FPS sur PC, mais je n’avais pas aimé sa version ultérieur sur PS2. Dans tout les cas je crois que c’était le premier jeu que je jouais avec une femme en personnage principal.

    Répondre

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