Mon coup de cœur

Plutôt que de faire une conclusion académique pour tenter une dernière fois de vous convaincre de la puissance hors norme de ce soft, je vais vous parler de mon passage préféré. Si le jeu est une perle de bout en bout, je dois avouer que le passage qui m’a le plus envoûté, c’est la ville maudite de Seian, noyée dans des brumes malsaines. L’ambiance est sombre, la musique inquiétante. Si j’étais déjà conquis par le jeu, enthousiaste comme je l’ai rarement été, ce passage m’aura fait basculer encore plus loin dans les profondeurs de ce monde magnifique. Pourtant, visuellement, on est loin des passages flamboyants sur lesquels s’ouvre l’aventure, c’est plutôt la sobriété et la grisaille qui dominent ici. Mais la musique a toujours été un élément prépondérant pour moi dans un jeu, et jamais elles ne font défaut ici, toujours en parfaite harmonie avec l’action et l’ambiance graphique. Pourtant, allez savoir pourquoi, c’est ici qu’elles m’ont fait chavirer. Ce passage m’a tellement plu que j’ai dû appeler un ami (qui n’avait pas le jeu) et je l’ai assommé de dithyrambes sur la magnificence du jeu, de détails sur ce que j’avais fait dans cette ville. J’ai un peu honte, mais je ne pouvais pas garder ça pour moi. (cet ami a changé de numéro de téléphone, de nom, d’adresse, et de visage, pour être sûr de ne plus avoir à subir ça…)

Informations sur le jeu

Plateformes : Playstation 2 – Wii – PSN

Genres :  Zelda like – Aventure – Poésie

Développeurs : Clover Studios

Éditeur : Capcom

Date de sortie : Février 2007

Mythique

toma überwenig

3 réponses
  1. Amiens Retroldies
    Amiens Retroldies dit :

    Mon avis purement personnel sur ce jeu. Un avis frais vu que j’ai terminé le jeu il y a quelques semaines à peine. Un peu de SPOIL dans ce commentaire donc ceux ne l’ayant pas finit c’est a vos risques et périls!

    Graphiquement le jeu est effectivement charmant pour peu que l’on ai des affinités avec le style estampes japonaises, d’autant que le menu des monstres sous forme de parchemin géant déroulant est magnifique, ou encore lors de la découverte d’un nouveau monstre mais surtout celles lors des phases de parlotte historique.

    Cependant c’est avant tout sur le fond du jeu que mes critiques sont plus acerbes. En effet, le jeu ne sait pas trop se positionner quant à sa cible : enfant ou adulte. Car le style au premier abord fait enfantin : couleurs chatoyantes, un coté dessin animé. la prise en main est relativement facile d’accès (sauf ce fucking pinceau au joystick droit de la dualshock qui force parfois a s’y reprendre a 24542158 occasions pour valider une commande : ceux qui ont du faire la quête des dessins de kimono comprendront surement) et la linéarité du jeu fait que l’on ne se sent jamais perdu. Cependant certaines mécaniques du jeu sont purement hardcore gamer pour celui qui veut finir le jeu a 100% (perles errantes, trésors du zodiaque, remplissage de l’encyclopédie des monstres) et passent donc complètement au dessus de la tête d’un enfant.De plus la difficulté de certains passages est clairement au dessus de celle d’un jeu pour enfant (le passage avec la course contre Tobimaru le papier à accentué ma calvitie naissante lol)

    On peut donc se dire que le jeu ne s’adresse pas a une cible en particulier mais bien a tout le monde. Possible sauf que dans ce cas, pour un adulte, le jeu à un coté beaucoup trop dirigiste (aucune vrai énigme, la puce nous disant toujours ou l’on doit aller lorsqu’un endroit réclame notre attention, en nous le montrant bien en évidence sur la mappemonde, mais aussi la phrase explicative de l’objet que l’on vient de ramasser qui sort a chaque fois tout au long du jeu : c’est sur qu’a la fin on finit par savoir que l’os divin est le plat préféré d’Amaterasu!!!

    J’avoue être resté mitigé sur ce jeu, le genre qu’on aime et déteste, un peu comme shadow of the colossus (je vais m’attirer les foudres de guerres des fans de la tema ICO en plus de celle de CLOVER) qui est un jeu époustouflant…5 minutes car malheureusement assez creux au final…on bash un géant…on choppe 3 lézards…on rebash du géant. Enfin vaut-il mieux un scenario post-it a la shadow of the colossus ou un scenario « grand n’importe quoi juste pour virer radicalement de style » a la Okami…la question reste entière.

    Cependant Okami reste tout de même un jeu sympathique pour peu que l’on passe outre ses quelques défauts. car le jeu est réellement drôle et hyper second degré (d’ailleurs le coté humour grivois & moe-moe est clairement destiné a un adulte) et la bande son est superbe collant parfaitement a l’ambiance des endroits visités et des phases de jeu.

    Mathieu

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    • Toma Überwenig
      Toma Überwenig dit :

      Bonjour Matthieu,
      C’est cool d’avoir l’avis de quelqu’un qui n’a pas accroché. Le fait que ce ne soit pas un jeu pour tout le monde, c’est certain (bien que ça me surprenne qu’on puisse y être hermétique), ne serait-ce qu’au vu des ventes du titre. Le fait qu’il s’adresse plutôt à l’adulte l’est aussi compte tenu des grivoiseries et d’une certaine complexité de scénario ou dans certaines quêtes.
      Mais, l’ayant retourné dans tous les sens, pas une fois je n’ai ressenti la difficulté de maniement dont tu parles (contrairement à Okami Den sur DS), sauf quand elle était justifiée (si on doit faire rouler une boule dans une pente au bord d’un précipice, c’est normal qu’elle soit capricieuse), et je ne me suis ennuyé à aucun moment.
      Ca fait partie de ces jeux où il faut accepter de nouvelles règles, et ne pas l’analyser en fonction de ce qui existe déjà je pense. Le tirer vers soi, c’est déjà passer à coté. Il propose un voyage, libre au joueur de se laisser littéralement prendre au jeu ou pas.
      Et concernant ta remarque sur SoC, c’est un des aspects que je déplore aussi, cette absence de coté RPG. Mais par contre, l’histoire racontée entre les lignes, au sein de ce que la Team Ico elle même qualifie humblement de « jeu de combat atypique contre des colosses », je trouve que ça tient de la prouesse narrative plus que du scénar post-it.
      Les expériences radicales auront toujours des détracteurs qui n’auront pas plus tort que les autres, et en ça, c’est cool d’avoir ton opinion sur la chose.

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  1. […] chant du cygne très personnel, un peu à la façon de Ōkami? Sauf que la maîtrise approximative des déplacements en trois dimensions gâchait un plaisir de […]

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