Riche comme Crésus

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Outre sa structure efficace et cohérente, servie de plus par des décors très détaillés et utilisant une belle panoplie de couleurs, la principale force de Shinobi est son gameplay incroyablement riche. Parmi les possibilités les plus marquantes et les plus plaisantes, il y a celle de passer d’un plan vertical à un autre en appuyant sur saut + haut ou bas. Sinon, Joe peut sauter, s’accroupir, ramper, lancer des shurikens qui pourront évoluer en couteaux, bombes, balles de pistolet, combattre au corps-à-corps avec poings, pieds, épée et nunchaku, utiliser des sorts magiques qui permettent pour la plupart de détruire tous les ennemis qui se trouvent à l’écran. Ces derniers ne sont utilisables qu’une fois par niveau et vont de la paralysie aux éclairs, en passant par la lévitation, le clonage ou la tornade. Cependant, l’évolution n’est pas forcément bienfaitrice par il est par exemple presque impossible de battre le troisième boss si aucune vie n’a été perdue avant et si tous les otages ont été libérés, puisque Joe se retrouvera armé d’un pistolet trop lent pour détruire toutes les statues dans le temps imparti. En fait, délivrer les enfants n’a ici rien d’obligatoire mais cela permet d’augmenter le score et les capacités de Joe. Parce que Shinobi est un vrai jeu d’arcade, où le scoring, qui dépend de l’arsenal utilisé et du temps mis pour terminer le niveau, occupe une place très importante. De plus, sur arcade, Joe pouvait mourir au premier coup reçu, tandis qu’on trouve une jauge de vie dans la version Master System. D’ailleurs, un bruit console très amusant est émis lorsque Musashi se fait toucher. La musique est très bonne, mais il faut accrocher parce que c’est la même tout le long du jeu.

A retenir

Shinobi est un titre qui a eu une résonance forte, comme l’attestent ses nombreuses suites et l’excellente parodie Alex Kidd in Shinobi World sortie en 1990 et qui contient tout ce qui fait la force de Sega, entre humour, auto-dérision et gameplay arcade. Il est le représentant d’un âge perdu du jeu d’arcade et d’un ton si spécifique à la firme japonaise, il est le pionnier du ninja dans le jeu vidéo. En face, Ninja Gaiden a su mieux survivre avec notamment un gameplay se tournant vers le beat’em all. Si des développeurs spécialistes en la matière s’y intéressent, pourquoi ne pas faire pareil avec Shinobi?

Informations sur le jeu

Plateformes : Master System – Arcade – Amiga – Amstrad CPC – Atari ST – Commodore 64 – NES – PC Engine – PS3 – ZX Spectrum – Wii – Xbox 360

Genres : Action – Plateforme

Développeurs : Sega

Éditeur : Sega

Date de sortie : 1987

excellent

Totof

2 réponses
  1. Toma Überwenig
    Toma Überwenig dit :

    C’est dommage que sur Master System ils aient zappé la riche palette d’ambiances musicales du jeu, car sur arcade, c’est indéniablement une de ses forces, parmi les meilleures que j’ai pu entendre.
    Mais quelle claque malgré tout sur Master System! Je me souviens quand mon pote David l’a reçu, le nombre de mercredis après midi passé dessus (en alternant avec Double Dragon et Black Belt quand même, faut pas déconner^^)

    Répondre

Trackbacks (rétroliens) & Pingbacks

  1. […] bien évidemment, quand on dit ninja sur Master System, le premier auquel on pense, c’est Shinobi, licence phare des années 80 chez Sega. Le jeu a marqué aussi l’arcade et est un must du genre, […]

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