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Le jeu vidéo est un plaisir pour certains, un art pour d’autres….et parfois il est également un sujet de compétition créative. C’est le cas du Ludum Dare, un grand tournoi de programmation vidéoludique en ligne, bien que des event réels puissent exister partout dans le monde. La règle est simple : en 48 heures, faites un jeu. Et si beaucoup de jeux ressemblent plus à des concepts, certains tirent leur épingle du jeu. Toma testera le gagnant Birdsong, tandis que Flbond montrera son côté artistique dans 90 seconds portrait.

Ludum Dare 31

La compétition Ludum Dare est toujours un vrai plaisir à suivre, ne serait-ce que pour apprécier la virtuosité des participants. Non parce que 48h, c’est court, quoi! Les participants sont donc obligés d’aller à l’essentiel, ce qui est raffraichissant à l’ère du tout HD, des jeux se reposant sur des montagnes de dollars et des effets pyrotechniques à faire pleurer du sang à Mickael Bay. Ici, point d’esbrouffe possible, c’est la créativité, l’inspiration qui parle. Ca, et la capacité à torcher un projet en 48h, aller à l’essentiel. Entre les petits jeux sympas, les choses plus conceptuelles, les perles en puissances pleines de promesses d’avenir, on a de quoi faire. Sans compter que chaque année, la compétition est cadrée par un thème, une ligne directrice. Pour cette édition, la consigne était simple, claire, brutale, comme souvent : « entire game on one screen », c’est-à-dire un jeu entier dans un seul écran. Chaud, vous trouvez ? Nous aussi. Mais ça n’a pas empêché nos créateurs indépendants de génie de nous proposer des petites perles. Vous doutez ? Alors continuez à lire, mécréants!

90 SECONDS PORTRAIT

testBienvenue dans mon atelier, cher amateur d’art. Vous allez pouvoir expérimenter l’idyllisme sans dichotomie du chromatisme permanent, et comment celui ci permet de gratter de la thune. Ma particularité est de peindre tous mes modèles en 90 secondes, car je garde la ferveur de mon état mystique. Aliens apprêtés , éléphants en jeans ou femmes dévêtues, nombreux sont les modèles qui se bousculent pour faire partie de mon art. J’utilise pour leur rendre hommage une palette magique. En effet, de 4 couleurs de base choisis au gré de mon humeur matinale, je peux les mélanger pour avoir un arc en ciel de pensées positives. Une fois les 90 secondes passées, vous allez pouvoir voir la vraie valeur de mon art. Tenez voici un client…(chuchote avec l’acheteur)….bon il y a un malentendu. Cette personne me donne que 6 dollars et a donné B comme note. Mais je ne perds pas confiance, je continuerai et on appréciera mes oeuvres.

Birdsong

birdsong-titleAprès ce cours d’art appliqué coloré donné par l’émérite Flbond – et m’étant essayé au bouzon, je salue d’autant plus la performance, parce que vraiment, m’étant personnellement fait cracher dessus par mes clients (bon, j’exagère un peu, mais à peine!) -, allons flirter du coté de la plateforme façon MetroidVania, dans une ambiance monochrome accompagnée par des souffles et des bruits de pas, bref, un poil angoissante. Mais au vu du thème de ce Ludum Dare, normalement, ça devrait vous faire tiquer, « MetroidVania », vu que ça implique généralement un dédale avec des zones inatteignables, l’obtention de nouvelles capacités – en l’occurrence ici, les classiques saut plus haut, saut mural et autres double saut -, et des aller-retours pour atteindre les zones susmentionnées. Bref, dit comme ça, pas de miracle, il faut plus, largement plus qu’un écran, ou alors une échelle vraiment minuscule au niveau des décors… Ou bien avoir un éclair de génie, comme Daniel Nissen aka Managore, et proposer les deux à la fois. En effet, lorsque la partie commence, l’on se retrouve face à un déroulement classique, avec scrolling – et l’on est donc prêt à hurler à la triche! -, mais rapidement, le décor se déforme via un effet « fish eye », imitant à l’évidence la vue de notre avatar emplumé, jusqu’à ce que l’intégralité du décor soit visible à l’écran, en tout petit, seul la zone occupée par le joueur étant agrandie via l’effet « fish eye » susmentionné. Et moi, je dis chapeau bas! Non seulement ces perspectives perverties déboussolent forcent la réévaluation des distances, mais en plus on a affaire à un MetroidVania tout ce qu’il y a de plus honorable, parfaitement maniable ET respectant un cahier des charges qui normalement devraient de fait exclure le genre de la compétition. Oui, chapeau bas!

A retenir

On peut trouver de tout dans un Ludum Dare et au vu du délai imposé, trouver des perles est d’autant plus impressionnant. C’est ce que Toma a pu vous montrer grâce au test du MetroidVania Birdsong, remplissant les critères du concours tout en proposant un jeu réellement plaisant. Flbond quant à lui…a pu au moins montrer ses « talents » de peintre, même si le jeu est vite redondant. On a hâte de voir les nouvelles éditions du Ludum Dare!

Toma Überwenig & Flbond

2 réponses

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  1. […] en 48 heures dont nous avons parlé à plusieurs reprises dans les pages de LSR, notamment par ici et par là), mais pour sa suite, ça empêche de tracer son chemin pour juste voir ce qui a été […]

  2. […] défi, quoi!) – où il nous offre régulièrement de petites perles, comme l’excellent Birdsong par exemple. Mais Linssen ne se contente pas de faire de bons jeux. D’une création à […]

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