A l’époque de la Game Boy, quand on était jeune, qu’il n’y avait pas internet pour nous guider dans nos achats ou tout simplement qu’on n’avait pas assez d’argent de poche pour se prendre le dernier Zelda, on prenait un petit peu ce qu’il y avait de disponible (sous entendu de moins cher). Autre option on commandait un « jeu » au papa Noël ou pour notre anniversaire et on croisait les doigts pour pas que ce soit une daube. C’est comme cela, qu’un jour, je me suis retrouvé avec Spy vs Spy entre les mains. Rien qu’avec la pochette rose, pour un garçon, on a les larmes qui viennent (oui à 8-12 ans rose = fille). Mais bon y’a deux mecs, lunettes noires, air sadique, qui tiennent chacun une bombe, ça peut peut-être le faire. J’ai donc inséré la cartouche dans ma Game Boy Pocket verte, laissé passer l’introduction et ai découvert ce que je vais vous dérouler dans ce test.

You know i’m Mad, I’m Mad, come on you know

L’origine de Spy vs Spy est un magazine satirique américain, MAD. Pour donner une idée aux plus vieux de sa ligne éditoriale, l’équivalent français de ce magazine serait Fluide Glacial. Construit sous la forme d’un comic book destiné aux jeunes lecteurs, il parodie la culture populaire américaine et se moque des situations de la vie de tous les jours. Créé en 1952, le bouquin contenait de nombreuses caricatures sous forme de bandes dessinées, dont l’œuvre d’Antonio Prohias : Spy vs Spy. Cette BD narrant la guerre continue entre deux espions, le blanc et le noir, s’inspire librement de la guerre froide régnant à l’époque entre les Etats Unis et l’URSS, mais continuera bien après la fin de cette dernière. Les espions Black and White (Yeehee baby) dans chacune de leurs aventures doivent récupérer le même objet, ce qui leur vaut de se faire tous les sales coups possibles et imaginables pour être le premier à mettre la main dessus, chaque épisode finissant généralement par la mort d’un des deux protagonistes. L’intrigue du jeu est tout aussi simple, après avoir validé la mention New Game, vous avez le choix entre incarner Black ou White. Aucune différence entre les deux espions si ce n’est la couleur du costard, une fois votre choix fait, votre commandant vous brief sur votre prochaine mission : récupérer un microfilm.

It’s a very very Maaaaaaad world, Maaaaaaad world

Vous voilà téléporté dans un monde dans lequel sont disséminés les différents documents permettant de recréer  l’objet en question, enfermés dans des coffres. Evidemment, il y a bien plus de coffres que de docs à trouver, 5 exactement. D’ailleurs votre première recherche ne sera pas dans un premier temps ces fameux docs, mais l’attaché-case qui permet de tous les transporter. Avant d’avoir ce précieux objet, vous ne pourrez vous promener qu’avec un seul document en poche. Finalement c’est simple, non ? Ben non ! Parce que votre double rode aussi dans le coin et est à la recherche de la même chose que vous, et ça tombe mal, il n’y a qu’un seul attaché-case et 5 documents pour 2, il va donc falloir faire parler la poudre. Le monde possède de base ses dangers, que ce soit des plantes carnivores, des geysers ou tout simplement des trous, les deux premiers vous font perdre progressivement de la vie tandis que ce dernier vous passe ad patres avant d’avoir pu dire « pourparlers ». Les autres éléments peuvent sembler inoffensifs au premier abord, un cocotier, un nuage, un coffre… Comment ça un coffre ? Le conteneur de l’élément recherché pourrait il se transformé en Mimic ? Final Fantasy staïle ? Non, rien n’est vivant dans ce monde, sauf si quelqu’un est déjà passé avant pour lui donner vie…Ou que vous-même leur ayez donné vie…

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