SW (1)Si bon nombre de plateformes ont eu droit à leur Star Wars, ce n’est vraiment que dans les années 90 que la licence de Lucas Arts prend de l’ampleur nous offrant divers bons jeux… et quelques bousins. Le retour de la célèbre saga de SF en 1999 au cinéma contribue à produire davantage de produits dérivés (donc de jeux) et La Menace Fantôme n’y échappe pas. En 99, la Playstation (sortie alors depuis prêt de 4 ans) nous a déjà offert des titres merveilleux que vous connaissez tous (Final Fantsay 7 et 8, Resident Evil 1 et 2, Castlevania : Symphony of the Night, Metal Gear, Tomb Raider etc). Ce titre  Lucas Arts nous rappel malheureusement que, déjà à l’époque, les adaptations de licence sont souvent synonymes de pompe à fric. Plongez du côté obscur de la force car même pour cette semaine spéciale on a le droit aussi aux titres approximatifs.

 

Come to the dark side….. we have cookies

Des extraits du film très mal rendu.

Wouhou Darque Mole! Enfin je crois…

La base est là pour nous offrir un très bon jeu, l’univers, l’intrigue, la hype du retour de Star Wars sur grand écran… sauf que rien n’est mise en œuvre pour nous offrir ce cadeau tant attendu. Certes vous revivez le film mais jouable à la zob, honnêtement un point ‘n’ click aurait suffit largement. Il n’y a strictement aucun challenge, une grande ligne droite presque vide avec une énigme ou deux à l’occasion et des ennemis à dégommer… en fait ça aurait pu aussi bien être un jeu de rail tel que Time Crisis ou House Of the Dead… en plus mou. On constate assez vite que, à l’inverse des jeux testés par mes prédécesseurs cette semaine, Lucas Arts a voulu sortir ce jeu à la va vite pour la sortie du film.

Revenons à nos « héros », vous incarnez tour à tour Obi Wan Kenobi, Qui Gon Jinn,  le Capitaine Panaka ou encore la reine Amidala à la 3ème personne au travers une dizaine de niveaux. Niveau casting on a du lourd, un padawan, un futur cadavre, un mec qu’aujourd’hui tout le monde a oublié et une reine qui se la joue badass pendant un film et passera les deux suivants à chialer… Épique je vous dis… Malgré sa grand facilité le jeu trouve le moyen de se rendre frustrant de par sa maniabilité de pétrolier. Il est tellement rigide que le simple fait de changer de direction devient laborieux… si tirer, sauter ou lancer une grenade se fait d’une simple pression sur un bouton, couplé avec la maniabilité en mousse, la moindre action devient…stressante, pour rester poli. Votre progression est entrecoupée de cinématiques tirées du film, version PS1…

Décors vides, absence de challenge sont deux des points de la listes des points négatifs de ce jeu.

Cours… euh… machin… on est sur … euh, ville avec du sable et il faut qu’on aille… là… au fond…

Récapitulons : Vous traversez des niveaux blindés d’ennemis avec deux mains gauches, avec des « héros » de la prélogie avec le charisme d’une moule atrophiée et possédant très probablement la collection complète des plus beaux balais de Mr Propre plantés dans le fion pour offrir une telle maniabilité, le tout entrecoupé d’extraits du film en mode soupe de pixel. Pour un jeu signé Lucas Arts et de cette année là, au vu des titres évoqués tout à l’heure, c’est une honte totale ! Animations saccadées, personnages méconnaissables, bugs de collision, décors variés mais moches… seule la BO du jeu et les musiques signées John Williams couplé à la participation des doubleurs français sauvent le jeu du naufrage et permettent de garder un peu d’immersion dans l’univers Star Wars.

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