2012. The Old Republic sort. Je n’y ai pas joué. Je n’y jouerai jamais. Alors retour en arrière de neuf ans. 2003. Georges Lucas est toujours occupé à massacrer la mythologie Star Wars en sortant un à un les épisodes détruisant consciencieusement le mythique personnage de Darth Vader en nous présentant un Anakin Skywalker chiard et stupide. (J’aime quand même la prélogie, je vous rassure. Je la considère d’un oeil attendri. Irrité, mais attendri.) De leur côté, parce qu’après tout, tout le monde aime Star Wars, Lucas Arts et Bioware décident de s’atteler à façonner par jeu vidéo une des histoires datant d’un millier d’années avant l’émergence de l’Empire Galactique. Une aventure promettant foutage sur la gueule entre Sith et Jedis, batailles spatiales, conflits moraux et discours manichéens, tout ce qu’on aime. Alors on marche. Parce qu’après tout, Bioware en 2003 a encore la classe. Ainsi débute Knights of the Old Republic premier du nom.

Bonjour, petit avatar muet !

Je suis désolée, mais j’ai du mal à le prendre au sérieux avec une tête pareille.

(Oui non mais mine de rien c’est très difficile de repasser à un RPG où le PJ ferme sa gueule après s’être shootée à Mass Effect pendant trois mois) Bon. Le jeu est lancé, on vous demande de créer votre PJ. Bien, tout RPG commence de cette façon, on ne va pas s’en plaindre. Pas beaucoup d’options de personnalisation, on vous propose des têtes toutes faites – et toutes horribles – et roulez jeunesse, voilà votre personnage. Trois classes initiales vous seront proposés, entre voyou, soldat et éclaireur. Comme c’est un jeu Star Wars avec des Jedis on se doute bien qu’on va finir par devenir un Jedi, donc franchement le choix de la classe initiale importe peu. Faut juste faire gaffe aux bonus qu’elles apportent. Ça peut apporter un petit plus au début. D’ores et déjà une fois la première conversation expédiée avec le personnage recyclable du didacticiel (comprenez par là qu’il va forcément crever dès les premières minutes de jeu), on explore le menu, on constate que l’inventaire est fourre-tout – et curieusement n’impose aucune limite d’encombrement ou de poids – et on passe sur sa fiche de personnage. Notre perso est entouré de fumée grise et un compteur « clair/obscur » se trouve à la gauche de la silhouette du PJ. On se doute bien que ça aura une influence sur la suite. Ce sera le cas, bien sûr ; votre alignement aura même une influence sur l’efficacité de vos pouvoirs Jedi. On sent déjà la patte Bioware. Ils adorent les alignements.

De jolis décors ne se refusent jamais

Manaan.

Les graphismes du jeu datent, bien évidemment. Le moteur du jeu est un lifting réussi du moteur de Neverwinter Nights, lui aussi produit par Bioware. Pour une fois, les lèvres des gens bougent quand ils vous parlent. C’est peu, mais mine de rien, ça aide un peu plus à l’immersion que quand des têtes carrées bougent un chouïa pour vous faire signe qu’ils sont en train de vous causer.  La direction artistique, de son côté, nous livres des paysages aussi bien splendides que relativement monotones… souvent, les phases de combat en couloirs ne brillent pas par leur beauté. Les zones de « paix » sont, la plupart du temps, foutrement belles, avec une direction artistique à couper le souffle – je pense en particulier à Taris, une resucée de Coruscant certes, mais vraiment très belle, ou la planète de Manaan, ville construite sur un gigantesque océan à perte de vue… pour n’en citer que deux. En tout cas, l’ambiance Star Wars est bien présente, bien que l’histoire se déroule plus de mille ans avant l’épopée des Skywalker et de l’empire. Les fans ne seront pas dépaysés.

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