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[TEST] Steel Battalion

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La première fois que mes yeux se sont posé sur ce jeu, mon sang d’otaku ne fit qu’un tour. Imaginez : Un jeu de simulation de mecha de plus de quinze mètres de haut à piloter via une monstrueuse manette absolument unique au monde, la seule à proposer autant de boutons (plus de quarante !) dons huit ne servent qu’exclusivement à faire démarrer notre robot! Ce fut pour moi un rêve de gosse éveillé : pouvoir, enfin, se sentir dans le cockpit d’un tel engin… c’est trop Bath grave. Le méga pied.

Un jeu pour une minorité 

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La méga classe !

Pour ceux qui ne ressentent rien devant la classe du Griffon de Patlabor, qui ne sentent pas la jubilation de customiser son Panzer dans Front Mission 3, pour ceux qui n’ont jamais eu de poussée d’adrénaline lors du premier combat d’Eva dans Evangelion, pour ceux qui n’ont jamais touché un Zone of the Ender de leur vie sans prendre un plaisir crescendo lors des combats épiques et ultra dynamique jusqu’au fabuleux boss (le coffret HD collection étant en passe d’être testé dans nos colonnes) ou encore les bons moments passés avec les délires des Fushikoma de Ghost in the Shell : ne cherchez pas plus loin, hermétique au genre comme vous êtes, passez votre chemin. A la lecture de ces premières lignes, vous devez surement avoir compris que ce jeu ne s’adresse qu’à une toute petite minorité totalement fondu du genre prête à tout pour tenter l’aventure unique de ressentir, ne serait-ce qu’une fois dans sa vie, les sensations d’avoir un jour piloté un robot aussi grand qu’un Gundam, aussi puissant qu’un dieu et aussi maniable qu’un Zeppelin. Et bien l’éditeur Capcom épaulé par le studio de développement bien connu des amateurs de mechas From software (la série Armored Core) et pour finir les concepteurs de la manette de folie accompagnant tout ce joli monde : la société Sammy a choisi de proposer un jeu pour cette minorité exclusivement. Et ils y sont allés fort, très fort. Très très fort. Nous ne savons toujours pas ce qui les a motivé pour nous sortir ce JVNI (jeu vidéo non identifié) mais nous pouvons affirmer sans trop de crainte qu’ils ont réussi un coup de maître, un chef-d’œuvre, élitiste certes, mais une véritable réussite. Un jeu mettant en scène des gigantesques mechas, la maîtrise, la manette, l’aspect simulation totalement assumé et une très grande difficulté, une gestion de la sauvegarde étonnante et un prix d’achat loin de tous standards, tout ça ne pouvait que convenir qu’à un très faible pourcentage d’acheteurs / joueurs, ce qui réduisit considérablement la viabilité et la rentabilité du projet. Faisant fi de tout cela, ils nous proposèrent un jeu unique en son genre.

Le hardware 

L'unique.

L’unique.

Avec Steel Battalion, Capcom, Sammy et From Software surprirent totalement le monde du jeu vidéo. Qui aurait pu s’attendre à une telle alliance de talent, de savoir-faire afin de sortir un jeu et surtout un hardware aussi spécifique sur console? Surtout que le choix retenu du support d’origine était loin d’être le plus populaire en son temps : la Xbox première du nom fut longtemps boudé par le public Nippon, la PS2 caracolait en tête depuis un certain temps et semblait être un choix plus judicieux. Mais la simplicité de programmation de la Xbox l’emporta sur les viles considérations de réputation de matériel : le but n’était clairement pas de viser la rentabilité maximum. Le fait de concevoir et de commercialiser des périphériques dédiés à plusieurs titres restreints sur consoles n’est pas nouveau en soit mais le fait que ce le fût pour un seul et unique jeu rendit l’exercice bien plus périlleux et le fait de le voir fait dans une telle démesure rendit l’aventure tout aussi unique. Et pour cela, qui mieux que des professionnels pour fabriquer une telle manette ? En effet, les concepteurs de ce monstro pad ne furent rien moins que l’entreprise Sammy spécialisée en conception, réalisation et exploitation de matériel d’arcade, ce qui explique la qualité et la finition exemplaire de la manette en question.

5 réponses
  1. Toma Überwenig
    Toma Überwenig dit :

    Là, ça se justifie malgré son coté « niche » dû au prix prohibitif et au support, vu qu’il offre quelque chose sans précédent, et rien ne s’est ne serait-ce qu’approché de ce type de sensations depuis.

    Mais tu fais une remarque intéressante, et je me dis que pour les jeux mythiques, il faudrait les proposer au vote à l’échelle du site, histoire qu’on n’ait pas tous les membres qui claquent des mythiques à leurs coups de coeur de jeunesse ^^!

    Ca permettrait de faire une liste vraiment « select » de jeux proprement mythiques…
    Ou du moins, quand on n’est pas d’accord avec le « mythique » d’un autre, le faire savoir par mail list pour qu’on discute en groupe, savoir si LSR s’aligne à l’avis du rédacteur…

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  1. […] se sont demandé pourquoi ils n’ont pas préféré d’annuler le très casse-gueule Steel Battalion à 199 €. Le studio Rockstar intéressé par ce projet avorté contacte Capcom pour pouvoir […]

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