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Comment faire aimer un sport à quelqu’un qui n’éprouve aucun intérêt pour celui ci? Avec pas mal de savoir faire. Quand j’ai découvert Tony Hawk’s Skateboarding, n’ayant jamais fait de sport, j’ai tout de même adoré et passé des heures sur ce jeu. Pour quelle raison? Ce jeu en a t-il dans le capot? Vous allez le savoir de suite dans ce test. Voici donc le début de la semaine spéciale skate, attention on va rouler des patins.

C’EST MON JEU

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Tout d’abord qui est ce fameux Tony Hawk ? De son vrai nom Anthony Frank Hawk, ce skateur professionnel est une des plus grandes légendes du sport. Il a, entre autres, gagné 73 compétitions sur 103 et inventé plusieurs dizaines de tricks. Une de ses plus grandes prouesses est d’avoir réalisé le premier 900° (2 tours et demie en l’air) en half-pipe. En parallèle de cette carrière sportive, il gère également son image que ce soit dans le cinéma, à la télé ou…dans les jeux vidéo. C’est ainsi qu’en 1998, Activision tente une approche pour qu’il apparaisse dans un jeu sur sa propre personne. Le bénéfice est double, pour Tony Hawk l’argent et la passion des jeux vidéo, pour Activision détenir une probable licence qui se vendra par camions. Pour développer le jeu, c’est NeverSoft qui s’en charge, ayant rassuré Activision sur leur précédent jeu : Apocalypse. 10 autres skateurs apparaissent pendant le développement dans le casting, tous modélisés. On peut citer par exemple : Bob Burnsquit, Chad Musqa, Andrew Reynold ou encore la seule fille du casting Elisa Steamer. Les tricks bénéficient également de toute l’attention de l’équipe et sont retranscrits au mieux pour être effectués dans le jeu. Le jeu sort dans le courant de l’année 1999 à grand renfort de marketing. Mais ce qui nous intéresse le plus c’est le fond du jeu lui-même.

UN JOUR JE SERAIS LE MEILLEUR SKATEUR

Ah la fac : les bancs, le pont, le skate park de 10 km² (?)

Ah la fac : les bancs, le pont, le skate park de 10 km² (?)

On commence par le mode carrière. Dans ce mode, on parcourt les différents niveaux du jeu avec à chaque fois 5 objectifs. Ça peut être un score à atteindre, rentrer dans des cartons ou encore collectionner les lettres du mot « skate ». S’ils sont remplis, des cassettes sont offertes, permettant de débloquer des niveaux, des personnages ou des skates. Et c’est un vrai plaisir d’essayer de remplir les objectifs car les niveaux sont vraiment travaillés (hangar, fac, centre commercial,..). Il y a de nombreux passages secrets où l’on peut gratter les 1000 points précieux avant la fin du temps imparti et tout est praticable ou presque. Par exemple on peut monter tout en haut des immeubles du centre commercial, en 30 secondes les pieds sur la planche. Les tricks quant à eux se font comme des combos de jeu de combat, le but étant de ne pas retomber de travers pour valider les points. La seule chose qu’on peut reprocher aux contrôles c’est le côté un peu trop arcade, ce qui fait que dans les half-pipes on peut être à 90° par rapport au sol sans jamais broncher une seule fois. Le skateur peut aussi foncer dans un mur et faire un 180° immédiat tout en restant sur sa planche. On peut noter aussi que pendant le « ride » on a des musiques correspondant aux standards skateurs de l’époque. Personnellement quand je jouais avec ma sœur et mon cousin, on chantait la musique Superman de Goldfinger en boucle. Bien sûr ceux qui détestent le punk vont couper le son, d’autant plus que la playlist n’est pas grande. Mais elle reste dans des tons positifs et bien fun, dans l’ambiance d’un mode carrière assez long avec une bonne rejouabilité.

ET C’EST PAS FINI

Ah les graphismes PS1.

Ah les graphismes PS1.

Oui comme le dit la charmante dame de la pub SFR, ce n’est pas fini. En plus du mode carrière, où de nombreuses planches sont à débloquer, on peut faire le mode « Single Session » sur les différents niveaux débloqués, dont un fortement mystique. Toujours dans un temps limité, cette fois-ci il faut faire le plus gros score et maîtriser le parfait 900° par la même occasion. Le mode « Free Ride » quant à lui a bien choisi son nom, puisqu’il permet de faire ce qu’on veut où on veut, et ce sans limite de temps. Avec un ami sous la main on peut s’essayer aux 3 modes suivants : Time Attack, Horse et Graffiti (le Time Attack est assez anecdotique). Dans le mode Horse point de cheval à monter mais un mot à définir en début de partie. Une fois saisi, chaque lettre devra se gagner sur des mini sessions en faisant le meilleur score. Le plus fort empoche la lettre et celui qui complète son mot peut se moquer de l’autre. Dans Graffiti, mon mode préféré, le temps est toujours compté mais chacun va devoir marquer son territoire. Pour ce faire, chaque élément du décor où un trick a été fait devient de la couleur du joueur. Bien sûr il est possible de se piquer des morceaux de territoire en grindant à nouveau dessus. Il y a des années j’étais imbattable (comment ça je parle trop de moi?). En résumé un contenu plus qu’honnête pour un jeu fun, qu’on aime le skate ou non.

A retenir

Tony Hawk’s Skateboarding a été un immense succès critique et commercial, et on comprend totalement pourquoi. Le jeu de Neversoft a bénéficier d’un énorme travail sur tous les points. Il intéresse les fans de skate car il rassemble les plus grands skateurs du moment, pas mal de figures et propose une grosse personnalisation.  Il ne laisse également pas sur le carreau les nouveaux venus avec une prise en main facile et une bonne jouabilité. Revers de la médaille, Neversoft fera principalement que des Tony Hawk à l’avenir (avec Guitar Hero).

Informations sur le jeu

Plateformes : Playstation

Genre : Skate

Développeurs : Neversoft

Éditeurs : Activision

Date de sortie :  1999

Flbond

 

4 réponses
    • Flbond
      Flbond dit :

      Pareil, et dans le dossier (pub) j’ai rappelé plusieurs jeux auquel j’avais joué et je me rends compte que j’ai joué à beaucoup de jeux de sport que ce que je ne pensais.

      Répondre
  1. Toma Überwenig
    Toma Überwenig dit :

    C’est clair que la grande force de la série, c’était de nous offrir du feeling arcade, indépendamment du skate! J’ai toujours détesté les jeux de sport (et plus spécifiquement les jeux de foot) (et FFVIII) (petit troll adressé indirectement à un collègue^^), mais dès que la composante arcade prenait le dessus, je pouvais rentrer dedans et retrouver le plaisir vidéoludique, malgré l’univers qui me correspondait peu voire pas.

    Tony Hawk, c’est presque une madeleine de Proust, tellement il correspond à une époque où tous les joueurs avaient le leur, et passaient leurs aprème dessus.

    Répondre

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  1. […] a tous flirté durant notre jeunesse de gamer avec la série des Tony Hawk’s, fleuron de l’arcade surréaliste particulièrement jouissif mais qui malheureusement […]

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