Des donjons assez lourdingues

Notre Lenneth en plein donjon, très axés plateforme.

Avec des combats aussi sympas, avancer dans le jeu est un vrai bonheur. Le seul grain de sable dans ce rouage pourtant si bien huilé, sera les donjons. En fait, ils sont très particuliers. La progression se faisant uniquement sur un plan 2D, ces donjons lorgnent pas mal du côté du genre plate-forme. Une bonne idée,en théorie, qui se révèle plutôt chiante manette en main. Le premier truc galère, c’est que l’architecture 2D pousse vers un effet « labyrinthe ». En gros, malgré la présence d’une map, c’est pas toujours évident de s’y retrouver entre toutes ces salles. Le deuxième point noir, c’est que notre Valkyrie, malgré ses capacités (double-sauts, blocs de cristal…)  n’a pas vraiment la forme insolente d’un Mario, ce qui rend ces nombreuses phases rigides et pas franchement très bandantes. Et enfin, les trois quarts des donjons ont un level design assez pauvre, il faut attendre la fin du jeu ou les donjons spécifiques du hard mode pour voir des trucs intéressants, exploitant les (tout de même) bonnes idées du gameplay. Au final difficile de juger Valkyrie sur ses donjons, d’un côté la facette plate-forme est agréablement rafraîchissante, de l’autre le gameplay n’est pas vraiment transcendant. Et il faut rajouter à ça ce petit côté rétro, bien présent pour le meilleur comme pour le pire, à savoir peu d’indications sur ce qu’on doit faire, des PNJs à trouver pour pouvoir avance … Le jeu a assez vieilli de ce côté là.

A retenir

Du haut de son piédestal, Valkyrie Profile et difficilement touchable. Son côté jeu culte est clairement mérité, ne serait-ce que pour son ambiance, son univers, sa direction artistique, sa narration à la teneur si spéciale, ses combats si bien pensés, ou tous ses mécanismes de game design si particuliers mais tellement riches… Rarement on aura été aussi captivé par la gestion d’une équipe, où toutes ces heures de bidouillages dans les menus suivent une direction précise, tâchant de monter une équipe du tonnerre tout en répondant à certaines obligations, à nous de trouver notre propre équilibre. Un jeu qui nous fait faire beaucoup de choix, beaucoup de renoncements, donnant ainsi une ampleur toute spéciale à la moindre de nos décisions, et à la clé un vrai parfum de liberté. Une valeur rare de nos jours, pour une œuvre profondément atypique dans le petit monde formaté du RPG jap. Une étape indispensable dans le parcours de tout amateur du genre, qui saura passer outre quelques défauts agaçants, tel ces donjons originaux mais bien relous, ce bestiaire si réduit, ou l’absence de traduction française. Un grand jeu, à faire et à refaire, qui restera longtemps dans les mémoires pour toutes ses audaces le rendant différents des autres J-RPG. Certes assez exotique, mais tellement intéressant et maîtrisé.

Informations sur le jeu

Plateformes : Playstation – PSP

Genre : RPG

Développeurs : Tri-Ace

Éditeur : Enix

Dates de sortie : Décembre 1999 (Japon), Août 2000 (USA), Avril 2007 (France, sur PSP)

Mythique

 

Bloodevil

2 réponses
  1. Le serpent
    Le serpent dit :

    Euh, juste une chose : encore un article d’une rare qualité pour toi blood !
    Chapeau.

    Si j’étais un peu meilleur dans le maniement de la langue de Shakespeare, je serai déjà dessus. Peut-être un de ces 4 !

    Répondre

Trackbacks (rétroliens) & Pingbacks

  1. […] les bases construites pour leur bébé volé Tales Phantasia, ils créèrent alors Star Ocean (puis l’immense Valkyrie Profile). Du côté de la Wolf Team, le reste de l’équipe continuera à bosser sur les Tales of, et […]

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