Difficile à dompter mais furieusement addictif

Hans Grosse, gardien de votre geôle et premier boss du jeu, ici en passe d’être déboulonné par le machine-gun.

Le grand mystère de Wolfenstein 3D tient pourtant bien dans l’addiction qu’il provoque chez celui qui l’essaye. Au départ, le joueur nouveau que j’étais trouvait le gameplay répétitif et relativement difficile à maîtriser. Mais chemin faisant, on se prend au jeu, et il devient difficile de le lâcher avant d’en avoir vu le terme. Le concept est pourtant simple, on avance dans les couloirs du château, on tire sur tout ce qui bouge, chiens, soldats allemands et officiers à l’aide d’un pistolet puis d’une mitrailleuse allemande voire même d’un machine-gun, mais les niveaux ne sont pas non plus linéaires. Bien au contraire, chaque niveau est un véritable labyrinthe, il faut trouver des clefs, ouvrir des portes secrètes situées derrière certains tableaux pour espérer réunir tous les trésors et ainsi faire un score parfait. En plus de cela, le jeu est long et même très long pour celui qui veut dénicher tous les passages secrets d’autant plus que la difficulté est au rendez-vous (pour ce test, je jouais en « Bring’em on » qui est la difficulté moyenne-haute sur une échelle de quatre niveaux de difficultés possibles).

L’épisode 2 où vous rencontrerez ces charmants mutants risque de vous faire dresser les cheveux sur la tête.

Pour ce qui est de la progression, là encore le principe est simple, on nous propose une division en six épisode pour la version complète avec dans chaque épisode un total de dix missions à remplir dont une mission cachée optionnelle et un boss. Toutes les missions sont reliées par ce qui semble être des ascenseurs qu’il n’est cependant possible de prendre que vers le haut si bien que vous ne pourrez plus retourner sur vos pas pour chercher munitions et kits de survie. Pour autant, points de vie et munitions sont conservés d’une mission à l’autre d’un même épisode, gare à celui qui osera aller à la mission suivante sans avoir fait le plein car la mort entraine la perte de toutes ses armes à l’exception du très faible pistolet. On l’aura donc compris, le défi dans les niveaux de difficultés élevés fait presque sentir dans Wolfenstein les prémices du style survival horror dans les FPS, vous sursauterez carrément si un garde vous crie dessus en allemand par derrière alors que vous n’avez plus que 20 points de vie ! Alors finalement, s’il est parfois possible de passer en infiltration par derrière les gardes on s’interrogera quand même sur la cohérence de l’ensemble, un soldat tout seul qui canarde sans silencieux toute une garnisons nazie ne tiendrait pas dix minutes dans la réalité (qui a dit « ah ben comme dans Metal Gear Solid » ?!), mais cela fait partie du plaisir de jeu et la sensation de puissance qu’on a en abattant vingt soldats en une rafale de machine-gun est carrément jouissive.

7 réponses
  1. Delnics
    Delnics dit :

    Le grand mérite de ce jeu reste tout de même d’avoir quasiment « inventé » un genre à lui tout seul. Et quand on voit ce qu’est devenu le FPS depuis, on se dit qu’ils avaient visé juste.

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  2. Totof
    Totof dit :

    Mon cher greyfox, je souhaite te féliciter pour cet excellent article. Bien écrit, bien analysé, bien documenté, très instructif. Je dis juste bravo.

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  3. greyfox0957
    greyfox0957 dit :

    Un grand merci Totof, venant de toi c’est un véritable honneur !

    J’aimerai ajouter un peu d’actualité à cet article. Une émission va commencer sur Radiotimes qui retrace la vie de ces hommes de l’histoire qui étaient passionnés par les trésors du passé, la première émission est programmée pour ce samedi et concerne l’obsession d’Hitler pour la fameuse lance du destin, Spear of Destiny, objet central de la suite de Wolfenstein 3D qui porte le même nom. Apparemment elle apportera quelques éléments nouveaux sur cette histoire qui reste un gros mythe.

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  4. Bugsy
    Bugsy dit :

    Fantastique test!
    J’ai commencé par Spear of Destiny, avant de me procurer un peu plus tard les six épisodes de Wolfenstein 3D. Ce jeu m’a définitivement marqué à l’époque. Prenant, sympathique (les animations du visage de William sont mortelles), dérangeant, innovant! Parfois assez rebutant car certains niveaux sont plutôt longs et durs, je pense quand même que c’est un trésor vidéo-ludique à posséder (et tu fais bien d’ajouter: sous DOS)! 🙂
    Merci!

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