L’omelette trop cuite

'Cause I'm Happyyyyyy

‘Cause I’m Happyyyyyy

Avec un manque de challenge en ligne droite qui ne ravira pas forcément les connaisseurs, la véritable saveur de Yoshi’s New Island réside dans la quête du score parfait pour débloquer quelques niveaux supplémentaires et prouver son skill dans la cour de recré. Comme le veut la tradition, chaque niveau est parsemé de 20 pièces rouges, 5 fleurs à dégoter et plein de petites étoiles qui permettent de booster le compteur de temps jusqu’à 30. En effet, une fois touché par un obstacle, Yoshi perd Bébé Mario qui s’envole dans une bulle et il faut très vite récupérer le mouflet sans peine de laisser Kamek l’opportunité de le kidnapper. Il faudra donc progresser délicatement en sachant qu’une simple maladresse peut coûter cher. Le perfect requiert également de raser les murs, d’explorer complétement le niveau (jusqu’à sauter au hasard) pour espérer faire apparaitre un nuage caché rempli de fleurs, étoiles ou mieux un extension du niveau. Le seul problème qu’il était très rare de tout récupérer dès le premier run puisqu’une bonne connaissance du level design et des pièges est requise pour ne louper aucun bonus. Le plus vicelard reste toutefois le système pour débloquer le deuxième niveau secret : à la fin du niveau, Yoshi doit sauter dans un portail-roulette russe pour obtenir des médailles. Si vous avez ramassé 5 fleurs et ce que vous touchez le portail de fin de niveau avec le bon timing, vous avez une chance sur deux d’obtenir 5 médailles. Si vous êtes très malchanceux et non cocu comme moi, vous allez crever de rage et être obligé de vous retaper le niveau encore et encore… Complétement gavé par ce système à double tranchant, on se contente de poursuivre l’aventure en se faisant la promesse d’y revenir plus tard (ou non). Carton jaune pour le fun.

Kamek revient jouer le trouble-fête. A quand la retraite ?

Kamek revient jouer le trouble-fête. A quand la retraite ?

L’un des rares côtés où le jeu ne déçoit pas est sur le plan technique. Très fluide, en 2D comme en 3D, le rendu est très rassurant comparé aux screens immondes que l’on peut trouver sur le net. En revanche, la bande-son est étonnamment déplorable. Si les autres épisodes rabâchaient très souvent les mêmes compositions, elles avaient le mérite d’être punchy et entrainantes. Ici, c’est le néant : des pouets-pouets abusifs, de la musique distordue qui donne l’impression de jouer sous LCD comme Yoshi’s Story savait si bien le faire. Malgré un thème principal plutôt mignon et mitonné à plusieurs sauces, le reste est à jeter, en particulier les phases de transformations avec Yoshi, complétement insignifiantes. Ne parlons pas des bruitages et des cris de Yoshi inchangés comme l’on se farcit depuis le portage sur Game Boy Advance qui nous portent à croire que les compositeurs étaient eux-mêmes blasés de bosser sur le jeu…Si jamais vous arrivez à « convaincre » un ami d’acheter le jeu, vous aurez la joie de jouer en multi à des mini-jeux ultra anecdotiques en coopération. 5 minutes d’éclatage de ballons et autres amuseries suffiront pour que votre ami pour qu’il revende son exemplaire sur eBay.

Jeu bouche-trou par excellence, Yoshi’s New Island reste tout de même un bon jeu équilibré pour tout type de joueur puisqu’il bascule entre promenade et challenge. Mais au risque de rabâcher du vu et revu, l’aventure risque d’être soporifique pour les connaisseurs voire même insultante pour les fans qui espéraient bien mieux qu’un épisode aussi avare en fun.

Informations sur le jeu

Plateforme : 3DS

Genre : Plate-formes

Développeur : Arzest

Éditeur : Nintendo

Date de sortie : Mars 2014

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