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On le sait tous, la marque Dragon Ball Z est lucrative. L’amour que portent les fans de la première heure grâce à l’œuvre intemporelle d’Akira Toryama et la série animée qui en a découlé est inébranlable. Les développeurs le savent bien, en témoigne les quelques trente années d’exploitation de la marque dans le monde vidéoludique. On retient notamment les combats épiques qui parsèment les aventures de San Goku & cie et la relation ambigüe qu’il entretient avec ses plus grands ennemis. Aujourd’hui, nous allons parler d’un jeu qui fait quelque peu office d’exception dans la longue liste des jeux DBZ sortis jusqu’à ce jour. En 2002, le travail de Webfoot Technologies accouche d’un jeu de rôle DBZ sur Gameboy Advance. Petite surprise lorsqu’on sait que la majorité des jeux de la licence sont majoritairement – et logiquement – des jeux de combat. Mystérieux et pourtant bien aguicheur, le titre de Webfoot Technologies a-t-il su répondre aux attentes des joueurs en proposant nouveauté et qualité? S’adresse-t-il davantage aux fans qu’aux néophytes ?

Where is my son !?

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Le jeu débute à Kamé House

L’Héritage de Goku reprend l’arc des Saïyans en commençant par l’arrivée sur Terre de Raditz, le frère de Goku. Il lui révèle alors ses origines et sa mission principale, lui qui était censé exterminer les Terriens et qui ne l’a finalement pas fait. Les dialogues et la mise en scène sont simplifiés par rapport au manga et on se retrouve avec Raditz qui kidnappe San Gohan, le fils de San Goku , ceci dans le but de le punir. Bref, il va falloir retrouver le petit et l’aventure est enfin lancée. On retrouve dans ce soft une bonne partie des personnages de l’arc en question et le caractère de ces derniers est assez fidèlement reproduit même si l’on peut regretter un manque de prise d’initiative de la part des développeurs. Les arcs de l’arrivée des Saïyans sur Terre, de Namek et Freezer sont dans l’ensemble bien respectés néanmoins et on prendra un certain plaisir à se replonger dans l’oeuvre qui a bercé l’enfance ou l’adolescence de beaucoup d’entre nous.

L’aventure et la démesure

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Ka-mé-ha-mé-haaaaaa

Quand les jeux vidéo DBZ vous émerveillent à coup de Kamehameha, de Final Flash ou de Kienzan avec une mise en scène parfois impressionnante, L’Héritage de Goku se contente de simples animations parfois burlesques pour les connaisseurs du manga. En effet, voir Goku utiliser un Kamehameha sur un chien ou un serpent – parfois sans le tuer – est assez cocasse mais ce n’est rien comparé au niveau de ces ennemis, parfois très coriaces et capables de vous occire en quelques coups… Le niveau de difficulté est assez aléatoire dans ce jeu et l’aspect tactique consiste simplement à fuir une fois qu’on n’a plus de vie et à bombarder l’ennemi de loin avec nos boules de feu.

En plus de la barre de vie, une barre de Ki qui se remplit automatiquement vous permet d’utiliser des attaques spéciales. Malheureusement, dans ce premier épisode, seul Goku est jouable, ce qui réduit un peu le nombre des attaques disponibles. On ne va pas se le cacher, c’est bien l’un des rares opus DBZ à miser davantage sur l’aventure et l’exploration que sur son gameplay. Goku vous aura rarement semblé aussi mou et ne parlons même pas de son jeu de jambes, un concept visiblement inexistant ici. Bref, on aura vite fait d’utiliser les codes, non pas parce que le jeu est difficile en lui-même, mais parce qu’il reste tout de même assez rébarbatif et pénible à jouer dans l’ensemble. Notez d’ailleurs que les déplacements en diagonale n’arriveront que dans le second opus. Il faudra donc guider votre petit sprite de haut en bas et de gauche à droite, ce qui rend les combats un peu ridicules.

Heureusement, l’aspect exploration est globalement réussi et les décors sont plutôt jolis. Très colorée, la 2D nous offre ici une belle variété d’environnements qui nous rappellent notamment la série animée de DBZ.

Quid de l’aspect A-RPG? A l’image d’un Secret of Mana, l’action se déroule en temps réel, le choix s’effectuant entre coups de poing et attaques spéciales. L’aspect RPG est sous-exploité ici. Le personnage gagne de l’expérience au fil de l’aventure, ceci permettant de gagner des niveaux, des attaques spéciales et de la vitesse. Bref, pas grand chose.

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