« Les Pauvres et les Riches peuvent les fabriquer ? » Certainement!

Braid ou la montée de la Scène indépendante

Rien que l'intro posait la base de ce qu'allait être le jeu : Contemplatif

Rien que l’intro posait la base de ce qu’allait être le jeu : Contemplatif.

Il y a bien une chose que Sony a mise en avant durant sa longue et très bien calculée campagne Marketing, c’est la pêche aux développeurs indépendants. Pourquoi ? Rien de plus simple. Depuis le Summer of Arcade de 2008 sur le XBLA et la mise en avant d’un des piliers du jeu indé : Braid. Jonathan Blow (Game-Designer) et Microsoft ont lancé une deuxième machine de production de jeu vidéo via de petites équipes qui n’ont pas les moyens de gros studios. À l’instar justement de Braid, la scène indépendante propose des innovations de Game-design que ne peuvent se permettre des éditeurs qui sont tenus en laisse par les actionnaires et les lois du marché vidéoludique. Une porte de sortie, de liberté pour s’échapper de la conformité des AAA. Une grosse bouffée d’air frais avec des directions artistiques atypique, originaux à l’image du gameplay dont les concepts différents et audacieux ont pullulé durant cette génération (un paradoxe tout de même, pour des consoles qui avaient l’optique d’en mettre plein la gueule). Une image positive perçue par la majorité des hardcores gamer et forcément une manne à fric pour ceux qui peuvent mettre ces nouveaux talents en avant. La guerre des exclus indépendante n’a pas eu le temps de se lancer sur nos déjà « vieilles » consoles current-gen mais c’est devenu un leitmotiv pour par exemple et nous y revenons : Sony.

Même si mon achat pour la console de Sony n’est plus qu’une question de Stock, leur présentation sur le Showfloor de l’E3 2013 où même l’officialisation de la Playstation 4 avait un message assez démagogue. On est tous d’accord pour dire que nos deux cocos qui se mettent sur la tronche à coup de campagne marketing à 1 milliard de billets verts pour la course de Nöel se rejoignent sur le même objectif : Vendre. Là où Microsoft met en avant une console à tout faire, Sony appuie sur le côté Gamer. Forcément, pour plaire non seulement aux casus avec des exclus moisis de contenu pour Assassin’s Creed 4 ou Watch Dogs, il fallait aussi une accroche pour les vieux routards. Nous revenons à la présentation en janvier de la console. Tout le discours pendant ce show tenait à une seule ligne : ON AIME LES DEVELOPPEURS SURTOUT INDEPENDANTS TMTC§. Chose qui s’est concrétisée avec l’affichage de plusieurs développeurs indépendants sur le Show Floor de Sony à l’E3 2013, affichés telles des vaches à lait au Salon de l’Agriculture. Ce procédé montre deux points assez tristes, Sony cherche définitivement un moyen pour vendre tranquillement sa Playstation Vita et de l’autre à défaut de ne pas avoir des exclusivités qui valent le coup d’acheter la console avant fin 2014, Sony remplie son planning vide par des exclusivités indépendantes, qui pour le coup, n’ont plus que la méthode de production pour être nommé ainsi. Pour toute une réflexion pertinente et plus poussive, veuillez immédiatement lire le texte de mon Tonton Kubrick métaleux aka Toma Uberwenig.

« C’est une activité où ça pétarde de partout ? » Et ça « Holy Shit » beaucoup aussi madame.

Uncharted 2 : Among Thieves 

Run Biatch ! RUN !

Run Biatch ! RUN !

Après un premier essai en demi-teinte de la part de Naughty Dog, le premier volet d’Uncharted n’était qu’une sorte de rodage pour le studio afin d’instaurer une licence qui va pétarder tous les codes de Game-design sur la génération. C’est malheureusement la faute du génialissime deuxième volet que vous vous retrouver généralement avec comment dire, des situations assez rocambolesques dans pas mal de titres. Among Thieves  si on le schématise grossièrement, c’est du Indiana Jones mélangé avec du James Bond période Brosnan. Dans le gameplay on retrouve un mix parfait entre explorations archéologiques, gunfights jubilatoire et spectaculaire. La direction artistique est tout bonnement magnifique et les graphismes sont superbement soignés pour une console. Naughty Dog sait y faire et pendant toute la campagne solo, on en prend plein les mirettes ! Travail de mise en scène et schéma acrobatiques qui va être repris par beaucoup de studios. Le Reboot de Tomb Raider sorti cette année en premier lieu. Le rejeton de Crystal Dynamics est l’exemple parfait de l’influence de la licence de Naughty Dog. Lara Croft version teenager n’est en faîtes qu’un simple skin féminin de Nathan Drake, tout ce que propose le jeu n’est qu’une reprise de tout ce qu’a entrepris Uncharted 2, fadasse et sans surprise. Enfin, vous me direz, Lara est l’exemple parfait des vices de l’industrie vidéoludique, du Square Enix dans son plus haut niveau.

La mise en scène du « tout qui s’écroule/explose quand je suis là » est devenue pratiquement un Running Gag sur cette génération, Remember Me qui propose les mêmes phases de plate-forme que la coqueluche de Sony avec des scripts aussi improbables : « Ouah la poutre elle tombe ». Resident Evil 6 reprendra quelques éléments avec des hélicos qui pétardent dans tous les sens pour transformer une ville en champ de bataille rempli de script/QTE ou même cette scène énorme dans les égouts de la cathédrale où on doit se battre contre un requin-zombie, fucking priceless ! Disons qu’on peut rester longuement sur le sujet tant que le nombre de jeux à avoir utiliser cette mécanique cinématographique ont été légion.

3 réponses
  1. Toma Überwenig
    Toma Überwenig dit :

    Comme on dit, la grande Histoire est composée de petites histoires, et comme notre Grand Chef, je me suis gavé en lisant ton article, cher Koreana! Une belle traversée diagonale de l’histoire des avancées vidéoludiques, référencée comme j’aime!
    Je l’ai lu, comme il se doit, à sa parution, tu t’en doutes^^, mais j’avais oublié de saluer la qualité de ton article, et il fallait quand même que ça soit dit, bordel!

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