LA LOI DES SERIES

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La série des Xtreme sur PlayStation lance une nouvelle phase pour les sports extrêmes, et par la même occasion les sports de glisse. En effet en 1994, la chaîne ESPN2 décide de créer un événement à l’échelle nationale pour les sports extrêmes. Se tenant la première année à Newport, la compétition First Extreme Games réunit plus de 50 sports différents et est retransmis dans 198 pays différents. Les retransmissions sont assurées par ESPN et ABC et rencontrent un franc succès. Renommée l’année d’après X games (puis Summer X Games pour différencier de la version hiver), cela reste encore un des plus gros événements sportifs des Etats Unis. On y retrouve du skate, du BMX, des rollers, etc… pour lesquels des médailles sont distribuées. Sony s’intéresse grandement à l’affaire et décide de récupérer les droits pour sa toute jeune console : la PSone.

Le jeu ESPN Xtreme Games sort  en 1995. Dans celui ci on peut reprendre une partie des sports mis en avant dans la compétition officielle : le bmx, le skate, les rollers et la luge des rues (?) . L’originalité ici est que tout le monde participe en même temps à des courses, dans lesquelles il faut arriver premier tout en tabassant les gens sur son chemin. Oui, nous avons bien là un clone de Road Rash. La technique du jeu rappelle également son modèle, avec des participants représentés par des sprites dessinés et les décors en 3D. Malgré le côté un peu éloigné de la compétition sportive, le jeu connait un certain succès et reste l’un des premiers jeux de glisse à avoir un aval officiel d’un organisme officiel de sport. Deux suites sortiront (sous les noms 2Xtreme et 3Xtreme), mais bien en dessous techniquement, ce qui conduira à la disparition pure et simple de la série. L’abandon est d’autant plus rapide qu’ESPN retira la licence.

 

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Kelly Slater’s

Autre sport, autre lieu, voici la série Cooooool Booooarders (pardon…). Le premier épisode est sorti en 1996, développé par UEP Systems. Ici plus de courses de bastonnage gratuit dans les rues, on revient à un jeu de sport traditionnel. En choisissant parmi plusieurs snowboarders fictifs, et une course parmi celles proposées, le but du jeu est multiple. Tout d’abord vous pouvez essayer d’arriver premier de la course,  comme dans une course classique. Vous pouvez également jouer au contre la montre et le plus intéressant ici, jouer aux points.  Cela peut paraître tout à fait normal, le scoring étant une des bases du jeu vidéo, mais c’est la manière de faire du score qui est important. Avec le bouton x, on peut faire sauter le rider, les directions servent à effectuer des rotations, les rebords peuvent être grindés et le moindre faux pas pendant une figure vous fait tomber. Ca ne vous rappelle pas un certain Tony Hawk ? Sans le savoir UEP Systems va définir un gameplay qui servira à la longue lignée des jeux de glisse à star. Le jeu aura un grand succès à sa sortie et le second titre sera encore plus apprécié. Malheureusement, le reste de la série sera bien en dessous, le studio subissant de plus en plus de soucis financiers. UEP Systems fermera en 2001.

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La série SSX (2001) quant à elle peut être considérée comme étant l’enfant spirituel de Cool Boarders. Il est intéressant de voir un directeur créatif assez particulier sur le premier jeu : Steve Rechtschaffner. Ce monsieur au nom si doux est l’inventeur du BoarderCross, une discipline qui sera d’ailleurs homologuée pour les Jeux Olympiques D’Hiver en 2006. Pour le compte d’EA Canada il donne son expertise sur de nombreux paramètres du jeu : tricks, lumières, effet de la neige, etc… Cela donnera au jeu un côté plus réaliste  encore qu’un Cool Boarders. L’habillage technique est aussi travaillé et envoie du lourd pour un des premiers étalons graphiques de la PS2. Les effets de lumières comme dit plus haut sont magnifiques, la modélisation des joueurs est réussie pour de la PS2 et les niveaux sont assez vastes. Petit luxe supplémentaire, des passages secrets sont dissimulés ici et là pour varier les plaisirs (un peu comme dans Tony Hawk) et la musique évolue en fonction des performances du joueur. Toutes ces qualités ont conduit à un plébiscite monstrueux de la part de la presse. Et fait assez rare pour être signalé, tous les SSX s’en sont bien sortis, même le spin-off Wii. Tout ça pour montrer que le sport de glisse est pris de plus en plus au sérieux, et que les développeurs et les sportifs commencent tout juste à bosser ensemble.

2 réponses
  1. Toma Überwenig
    Toma Überwenig dit :

    La vache, il y en, des jeux de glisse!!!

    Un sacré passage en revue bien complet des landmarks du genre, cher Flbond, tout en démontrant qu’une fois de plus, le jeu vidéo est un élément de culture populaire à part entière dans lequel celle-ci se reflète dans son ensemble!

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