UN SPORT UNE STAR

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Beaucoup pensent que la personnalisation d’un jeu de sport et son usage marketing ont explosé dans le courant des années 2000 avec le duel Fifa/PES. En réalité, même si d’autres personnalités ont déjà donné leur image pour le jeu vidéo, le vrai changement dans la méthode de vente d’un jeu de sport intervient en 1999 avec l’association Activision/Tony Hawk. Si vous avez suivi attentivement la semaine spéciale, vous avez pu vous abreuver d’anecdote sur le studio Neversoft et la série, je ne serai pas très original. Néanmoins le partenariat est tellement florissant que Tony Hawk devient quasiment un employé à part de l’équipe de développement. Il s’occupe de réaliser les tricks, de promouvoir les jeux, de modéliser avec Neversoft les skateurs et même veiller au respect de chaque surface ou la planche se pose. Activision de son côté a sa killer app, et va tout bonnement inonder le marché à partir de là.

 

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Parmi les développeurs sous la houlette d’Activision,  très intéressés d’utiliser l’image d’une personne se trouve : Treyrach. Oui les développeurs d’une partie des Call Of Duty s’est en partie intéressé au cas de surfeurs bodybuildés en short. Pour choisir la star qui figurera sur la jaquette et pourra promouvoir le titre dans le monde entier, les développeurs se sont tournés vers Kelly Slater. A la différence de Tony Hawk, celui ci va par contre assez peu s’investir dans le développement du jeu, si ce n’est par l’intermédiaire de motion capture. Comme dans Tony Hawk, les principales stars du moment sont appelées à la barre : Andersen, Carrol, Curren, Fletcher, Frankenreiter, Irons, Machado et Robb. Comme dans Tony Hawk, le mode carrière sera divisé en plusieurs objectifs à faire dans un temps record. Enfin, comme dans Tony Hawk, les tricks sont faisables de la même manière ( sur l’eau cette fois-ci). Vous aimez mon anaphore ? Car cela saute aux yeux : C’est du Tony Hawk. Le titre reste quand même jouable, mais l’impression de déjà vu se fait vraiment sentir. C’est sûrement pour ça , que le titre se vendre moyennement et qu’il restera le seul titre Kelly Slater (PS2/GC/GBA/PC). Désolé les surfeurs!


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Tandis qu’Activision continue sur sa lancée de copie de jeu de figure avec un sport différent en vtrine, Acclaim réclame sa part de gâteau. Si Mat Hoffman était déjà pris par l’éditeur le plus détesté de la Terre, ici on jouera avec Dave Mirra.  Ce dernier est un sportif de BMX de haut niveau ayant également fait du Rally et surtout : il a remporté les X Games. Concernant le jeu en lui même, sur PS1,  on reprend les bonnes vieilles habitudes instaurées par Tony Hawk : des célébrités en masse, une bande son bien punk et des tricks.  La physique est un peu mieux gérée cependant, avec ce que l’on appelle le ragdoll. Le modèle du personnage est semblable à une poupée ; et va se tordre au moindre choc contre un obstacle. Les modèles sont un peu mieux gérés, et la liste de figures a réaliser est plutôt longue. En fait, c’est un Tony Hawk sur un VTT avec la correction des principaux défauts. La série gardera un niveau correct, malgré certaines critiques dues à la saturation des jeux à star. Par contre elle connaîtra un arrêt brutal, mais j’en parlerai plus tard.

 

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Il a fallu attendre un long moment pour qu’un jeu mettant en scène une star redonne le goût aux joueurs (série Tony Hawk exceptée). C’est en 2008 que sort Shaun White Snowboarding sur Xbox 360/PS3/PS2/DS/PC, développé par Ubi Montréal. Et mon dieu ce qu’il est dur. En effet, là où les titres d’Activision privilégient le fun et l’arcade sur le reste, Shaun fait dans la simulation. Ca se voit tout d’abord sur la liste des tricks qui est aussi longue que celle des combos de Street Fighter. Il faut un temps assez long pour pouvoir ne serait ce qu’effectuer un grind correct. Les options de personnalisation du personnage sont aussi gigantesques, des cheveux jusqu’au chaussures ; On sent qu’Ubi Montréal veut qu’on soit dans l’état d’esprit d’un snowboarder, quitte à nous punir violemment. La réalisation est assez soignée pour un titre de l’époque  et le personnage contrôlé par le joueur pourra se balader hors piste pour aller visiter les stations de ski. Cette rigueur de se tenir au plus réaliste est la marque de fabrique d’une nouvelle génération de jeux de glisse et marque également un net recul des jeux à personnage vitrine. Cela a quand même duré dix ans et le marketing a encore marqué un pas., les Xgames faisant par exemple la promotion des jeux Tony Hawk.

2 réponses
  1. Toma Überwenig
    Toma Überwenig dit :

    La vache, il y en, des jeux de glisse!!!

    Un sacré passage en revue bien complet des landmarks du genre, cher Flbond, tout en démontrant qu’une fois de plus, le jeu vidéo est un élément de culture populaire à part entière dans lequel celle-ci se reflète dans son ensemble!

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