Quand certains marchent dans le ciel, lui le faisait carrément sur la Lune. Pas étonnant quand on sait l’étoile qu’il fut et qu’il sera toujours. Lui, c’était Michael Jackson, autre star internationale avec David Bowie que le début de ce siècle nous a enlevée trop tôt, il y a déjà plus de six ans. Fan invétéré et assumé de la firme Sega, son film Moonwalker a été adapté, entre autres, sur Master System et MegaDrive. Un titre marquant par sa fidélité au film original, aux productions et à l’univers du chanteur, et par sa direction artistique. Michael Jackson et le jeu vidéo, c’est certes plus que cela, mais cela ne pouvait être qu’une histoire intense et passionnée, à travers diverses collaborations et autres références.

NB: Comme toujours, on ne peut que vous conseiller d’agrémenter la lecture de l’écoute des fantastiques chansons évoquées.

Walking on the Moon

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Moonwalker est sorti sur un grand nombre de plateformes (Windows, Amiga, Atari ST, Amstrad CPC, Commodore 64, MegaDrive, Master System, Game Gear, System 16), dans des versions différentes. Moonwalker, adaptation du film éponyme de 1988, est développé sur ordinateur par Emerald Software et Keypunch Software, et publié par U.S. Gold en juillet 1990. Le titre mélange éléments de labyrinthes (maze game), d’infiltration, de course de moto et de shoot, et ne comporte que quatre niveaux. On peut cependant s’y délecter de l’écoute de “Bad”, “Speed Demon”, “Smooth Criminal” et “The Way You Make Me Feel”. En simultané sur bornes d’arcade, c’est Sega qui s’en charge (tout en laissant le soin de l’audiovisuel à Triumph International) et c’est évidemment plus fort que toi. MJ en personne, fan de la firme de Tokyo, produit cette mouture (de même que les versions consoles). Son avatar n’y touche directement personne, mais y évolue en vue isométrique avec un gameplay essentiellement beat’em all en attaquant avec des tirs de magie ou avec une danse spéciale qui entraîne les ennemis avant de les faire trépasser. Le chimpazé de compagnie IRL de MJ, le bullé Bubbles, est en caméo dans tous les niveaux et offre la possibilité de se transformer en robot qui balance des lasers. “Speed Demon” et “The Way You Make Me Feel” laissent leur place à “Beat It”, “Another Part of Me” et “Billie Jean”. Il est possible de jouer jusqu’à trois personnes, si tant est que la borne le permette… et surtout, le supporte. En effet, le soft peut planter complètement à cause d’un problème de batterie.

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Mais les versions les plus célèbres et les plus cultes restent évidemment celles portées à l’orée de l’automne 1990 sur les consoles Sega de l’époque. Le level design y gagne en verticalité et le gameplay s’étoffe, faisant de lui un Shinobi-like, à mi-chemin entre plateforme et beat’em all, quand on n’y ajoute pas des phases de shoot. On retrouve les musiques superbement retranscrites par des sons digitaux et les chorégraphies, d’ailleurs remarquablement animées et d’une grande fidélité aux pas originaux du génie. Coups spéciaux permettant d’éliminer tous les ennemis à l’écran en les faisant danser, ils permettent également de retranscrire l’univers du chanteur, tout comme les niveaux qui s’inspirent des décors des clips des chansons associées et du film. On envoie valser les opposants avec force coups de pied ou un chapeau lancé horizontalement. Le but du jeu est de fouiller un peu partout, derrière les portes, les fenêtres, les tombes ou les coffres de voitures, pour délivrer de jeunes enfants enlevés par un sombre gars masqué nommé Mr Big et qui répète à l’envi “You’ll never catch me”. Cela a indéniablement quelque chose d’assez dérangeant et gênant a posteriori quand on sait les affaires qui ont concerné le chanteur. Toujours est-il que certains bébés peuvent procurer à MJ une transformation en robot, qui sera d’ailleurs l’une des formes que le héros adoptera lors des niveaux finaux. Les plus gros défauts du jeu restent sa gestion des sauts et la difficulté à monter les escaliers, obligeant à se caler au pixel près et de se brûler le pouce sur les touches directionnelles.

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