Un beat’em all, c’est souvent une grosse dose de testostérone. Et s’il y a un personnage du paysage vidéoludique qui peut prétendre en avoir à revendre, c’est bien ce bon vieux sparte de Kratos. Arrivé en 2005, God of War, le titre du studio de Santa Monica de Sony Computer Entertainment, nous proposait d’endosser le rôle de ce chef de guerre grec, au lourd passé et trahi par les dieux, dans sa quête de vengeance envers son maître Arès. La brutalité du personnage et des combats fait quelque peu oublier l’excellent travail effectué sur son caractère, son histoire et son charisme. Empruntant aussi bien à Prince of Persia qu’à Onimusha, God of War a quand même su créer son identité et devenir une série reconnue dans le jeu vidéo. Entendre Kratos crier lorsqu’il escalade ou éclate ses ennemis, ou encore la voix d’Athéna motiver le joueur avec un « Que la colère des dieux guide tes lames, Kratos! » dans des phases creuses ou lors du point culminant d’une rixe, reste un souvenir de force et de colère que je n’ai pas ressenti dans un autre jeu vidéo. On ne réfléchit pas forcément beaucoup avec Kratos, mais on défonce à tout-va et on se sent puissant. De plus, la mythologie grecque y est bien exploitée, à la fois qualitativement et quantitativement. Le bestiaire est fourni et les possibilités de combo et autres équipements d’upgrade très nombreux. Et puis, ce combat final dans la peau du géant Kratos face à son ennemi juré a une grandeur que l’on a pu revivre quelques années plus tard avec le troisième opus de la série, lorsqu’il a fallu défier Cronos. Je disais donc qu’un beat’em all, c’est de la testostérone en barre. On vient d’en voir une expression aujourd’hui, attendons la semaine prochaine pour parler d’une autre !

Totof

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