Vous est-il déjà arrivé de préparer votre coup patiemment avec un jeu vidéo? De le découvrir via un test dans un magazine. D’être tenté par les screenshots, par ses défauts autant que par ses qualités. De ressentir quelque chose de spécial qui vous séduit irrémédiablement, lentement mais surement. Comme avec une fille qu’on n’avait pas encore remarqué alors qu’on la croise tous les jours, ou encore pour laquelle il n’y a pas eu de coup de foudre, mais qui finit par nous accrocher par un je-ne-sais-quoi nous faisant tout à coup la voir différemment jour après jour, pour terminer en véritable coup de coeur. Cette histoire d’amour, c’est Dark Chronicle et moi. Alors que j’étais un lecteur assidu du magazine Gameplay RPG à l’époque, je tombe un beau jour sur ce titre de Level-5 et je suis tout de suite attiré. Surtout par la patte artistique du jeu, tout en cel-shading et en couleurs douces. Cette maîtrise graphique du studio de Fukuoka atteindra son apogée avec Dragon Quest VIII. Les personnages principaux, Maximilien et Monica, sont tous les deux touchants, attachants, innocents, prêts à tout pour reconstruire temps et espace. Et le scénario, mêlant voyage dans le temps et quêtes affectives personnelles, se fond merveilleusement bien dans cet univers champêtre et d’inspiration révolution industrielle, baigné dans un océan de musiques apaisantes. Les idées de gameplay avaient cela de géniales qu’elles étaient simples, que ce soit les associations de photos, les fusions, la transformation des armes ou encore la génération aléatoire des donjons, le golf, la pêche, le robot, la construction des villes. Et puis, ce jeu est un vrai défi de tous les instants parce qu’il demande concentration, connaissance des ennemis et de ses atouts pour survivre. Un jeu complet, simple d’accès dans les bases mais difficile sur le terrain, plein de bonnes idées de gameplay et empreint d’une touche de personnalité qui en fait un titre à part. Dans mon jargon personnel, cela s’appelle « une pure merveille ».

Totof

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