Nous sommes au début de ce millénaire, plus précisément en 2001. Ma passion pour les jeux vidéo, qui s’était un peu calmée avec les moyens de mes parents et mon intérêt très poussé pour mon autre grande passion (le football), connaît depuis quelques mois des soubresauts qui la mèneront à retrouver la place qui était la sienne, et certainement bien plus encore. N’ayant malheureusement pas vraiment connu l’âge d’or des 16 bits, je m’approprie petit à petit la PlayStation prévue à l’origine pour mes petites sœurs. La découverte de ISS Pro Evolution notamment me poussera à me remettre sérieusement aux joies manette en main. Ainsi, durant l’été 2001, je cherchais du taf pour me faire quatre sous avant la rentrée, comme beaucoup d’autres étudiants. Ne voulant pas retourner dans le magasin de bricolage de mon daron, je me risque à dénicher un job par mes propres moyens. Et c’est dans le Score Games (Game de nos jours) de Grand Littoral Marseille que je le décroche. Le défi est alléchant mais difficile, parce que comme dit plus haut, j’avais perdu un peu en cours de route ma culture jeu et pour pouvoir être crédible en tant que vendeur, il me fallait me documenter et poser des questions. Et c’est durant ce court CDD que j’entends parler pour la première fois de Max Payne, qui sort d’ailleurs le 25 juillet cette année-là. Mon collègue d’alors m’en parle comme d’une révolution, avec ces fameuses phases de tirs à deux mains au ralenti. Mais comme l’histoire l’aura démontré, ce n’est pas un franc succès commercial; ayant connu son arrivée sur le marché de l’autre côté du miroir, je peux en témoigner. A l’époque, je me souviens surtout avoir vendu beaucoup de Game Boy Advance et des jeux PlayStation, et assisté à la lente mais inéluctable mort de la magnifique Dreamcast. Le seul gars qui m’en aura vraiment parlé est donc ce collègue gamer jusqu’au bout des ongles et qui possédait une culture geek incroyable. Cet exemple renvoie donc à l’image que Max Payne a auprès du public. Pour ma part, le titre de Remedy reste avant tout un mythe, à la fois parce que je n’y ai jamais joué (mais je pense le faire sous peu avec le dernier épisode sur PC) et parce qu’il a marqué l’histoire en proposant un nouvel élément de gameplay fantastique qu’est le bullet-time. Complètement dans la mouvance de l’époque marquée deux ans plus tôt par Matrix, on peut affirmer que Max Payne a su arriver au bon moment, du moins dans l’évolution de son médium.

Totof

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