Le but de cette modeste bafouille ne sera pas de glorifier la version Super Nintendo. Non messieurs, le but sera ici…de démontrer à quel point la version Super Nintendo du jeu est supérieure à la version arcade ! Car oui, il est des fois où, contrairement aux idées reçues véhiculées par d’infects béotiens téléphonés, la console écrase l’arcade. Et même plus : l’atomise ! Et assurément, avec U.N.Squadron, nous est fourni le plus bel exemple de la supériorité des supports de salon.

Préambule d’une mauvaise foi assumée

Pour ma part, je suis très largement un enfant de console, et malgré tout le respect que j’ai pour l’incroyable univers des salles enfumées (du moins avant la loi Evin qui nous a privé de l’enfantin plaisir de pouvoir écraser sa cendre dans le petit cendard de la borne Jeutel ou en observant Sub Zero extirper tête et colonne vertébrale de son adversaire), jamais je n’échangerai ma cartouche de Super Aleste même contre l’ensemble des PCB Cave, Psikyo, Irem et Raizing. Oui, jamais !

Ce qui a contribué sans doute possible à mon gout immodéré des paddles face aux sticks en tous genres…
Donc avant de démonter allègrement la version arcade de U.N.Squadron et d’affirmer l’évidente suprématie du jeu sur 16 bits, un petit passage introductif !

Passage introductif qui ne dira que peu de choses : oui oui le jeu est tiré d’une licence animée titrée Area 88, mais on s’en fout ! Oui le jeu arcade est antérieur à la version Super Nintendo, mais ça aussi on s’en fout ! Et tous ceux qui me diront que c’est pour ça que le jeu est aussi supérieur sur console, ben je leur répond que je suis dans l’optique la moins chronologique possible, c’est un combat perdu d’avance pour le jeu d’arcade, et on s’en fout de l’âge respectif des concurrents ! Quand on regarde un combat entre le grandiose Chris Jericho et le piteux Rey Mysterio, qui s’interroge de savoir l’âge respectif des combattants ? Tout ce qu’on sait, c’est qu’il y en a un qui est supérieur à l’autre, point !

Oui oui, je veux être iconoclaste et partisan. Et croyez-moi je vais rédiger en conséquence !

Prêt pour le massacre !

C’est parti et je connais un jeu d’arcade qui va avoir mal !

Le titre sortit en 1989 en arcade,année honorée d’une éminente révélation : les shoot them up, genre régnant de l’arcade des années 80, a désormais fidélisé une clientèle qui en veut toujours plus. J’en veux pour preuve qu’en 1989 sortirent les volets les plus ardus de ces deux séries matricielles que sont R-Type et Gradius, respectivement avec R-Type II (un calvaire) et Gradius III (un cauchemar)..

On avait là un shmup de bonne facture, au style graphique coloré proche de celui d’un animé, ce qui n’est pas étonnant. OK, tout va bien, et même mieux : 3 pilotes, chacun avec son avion personnel, la possibilité d’acheter des armes, bref : des éléments nouveaux qui semblaient donner une liberté inédite au joueur, inédite car le shmup était et est toujours un style hautement dirigiste.

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Bon OK, le jeu est engageant et de plus, est très largement abordable. Jusqu’en 1992, UN Squadron arcade n’avait pas à rougir, surtout comparé aux piteuses adaptations Amiga et ST, qui avaient toutes deux l’étrange talent d’être peu jouables et bien moins agréables à l’oeil.

Mais arriva cette année 1992…

1 réponse
  1. Toma Überwenig
    Toma Überwenig dit :

    En tant que fervent défenseur de l’Arcade face aux Console, je ne peux que, à mon corps défendant, valider ce test!
    Et je souffre, oh oui, je souffre!

    Excellent article, mon cher Yace, qui illustre un cas certes plutôt isolé mais ô combien probant, le jour à l’Arcade se fit biffler par une SFC.

    Répondre

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