5 réponses
  1. greyfox0957
    greyfox0957 dit :

    Comment ne pas te rejoindre sur Doom ? Un jeu que je connaissais de nom depuis bien longtemps et que je n’ai eu l’occasion de finir que très récemment pour le Serpent Retrogamer 😉

    Ce jeu dispose d’une puissance d’évocation immense que précisément n’auront pas les « doom-like » car ceux-ci ne prendront que la surface du gameplay. Comme j’ai eu l’occasion de le dire, ce jeu articule toute sa réalité autour du concept de « doom » ou damnation en mettant ainsi à son service un gameplay frénétique jamais vraiment interrompu par la mort (la musique ne s’arrête pas, on court dans tous les sens) qui vient représenter l’aspect de plaisir énergique souvent lié à l’enfer (à l’inverse du calme ataraxique du paradis) avec un univers de sang et de souffrance qui n’est d’ailleurs que la face visible de l’iceberg du mal que nous offre Doom.

    En effet le mal n’est pas seulement la désintégration des ennemis et les images sanglantes que nous offrent le jeu mais dans sa double dimension de Sisyphe et de Prométhée. Comme Sisyphe, le joueur n’aura de cesse de pousser son rocher, c’est à dire de progresser, persuadé de se rapprocher de la fin des souffrances sans que jamais celle-ci ne lui soit offerte, bien au contraire. Comme Prométhée, qui se fait chaque jour dévorer le foie par un corbeau, le joueur n’a pas de nombre de vie limitée, et chaque mort est une façon de mieux connaître la souffrance qui l’attend le lendemain.

    Bref, sympathique chronique qui me rappellent mes réflexions sur ce jeu formidable 🙂

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    • Le serpent
      Le serpent dit :

      Je me souviens de ta critique qui évoque cet aspect de damnation.
      C’est vrai qu’on oublie souvent la deuxième lecture de doom, ce qui en fait pourtant un jeu intemporel…

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  2. greyfox0957
    greyfox0957 dit :

    Loin de moi l’idée de squatter la chronique de Totof (je me prosterne de toute façon devant la qualité de tes réflexions) mais tu pourras trouver mes articles en cherchant greyfox0957 sur ce site même. Tu ne tomberas pas que sur des choses de ma plume, mais la plupart le seront 😉

    Merci à toi.

    En effet Thibault, c’est à cela qu’on reconnait une oeuvre véritable, à sa persistance dans le temps. Et je crois que Doom n’a plus rien à prouver de ce côté là.

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