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Les 18 et 19 novembre, l’Indie Cade Europe était à Paris pour son premier salon dédié au jeux indépendant. Le festival Américain, ayant pour but de favoriser la reconnaissance et la publicité nécessaire aux projets au budget réduit, s’installe en Europe pour augmenter la portée du secteur et faire le lien avec le continent Américain. Et pour l’occasion le Cnam ouvre ses portes pour un grand événement mêlant conférences, ateliers de travail et présentations de nombreux titres Européens et Africains. Et sur cette dernière partie, ouverte au public et aux médias,  le Serpent à décidé de se rendre sur place pour en savoir plus

(tout n’est pas exhaustif et se base sur les jeux que nous avons pu tester)

LA SALLE DES TEXTILES

ice2Première salle traversée dans l’IndieCade Europe, la salle des Textiles est la plus grande et remplie de stands de présentations des développeurs Européens et Africains. Des titres ayant déjà une notoriété sont présents, et attirent beaucoup de visiteurs. Parmi eux, 2Dark de GloomyWood, présenté en la présence Thierry Platon, ayant travaillé comme Frédérick Raynal sur Alone in The Dark et Little Big Adventure. Ce survival horror en 2D, où le héros doit sauver des enfants de serial killer dans un univers gore, s’annonce très prometteur. On peut voir aussi Furi, qui a obtenu une grande pub par Sony, ou le simulateur de communication avec une I.A (Event[0]) qui a pu bénéficier d’une publicité dans la presse et sur Steam. Mais sans retirer le mérite de ces titres, le plus intéressant était de voir aussi les jeux plus confidentiels qui méritent d’être mis en avant.

20161119_112258Il est intéressant de voir que des genres de jeux reviennent plus que d’autres. C’est le cas des puzzle games, que ce soit dans l’univers des statistiques avec Metrico +, dans le manoir d’un fou avec avec The Delusions of Von Sottendorff and His Squared Mind des Espagnols de Delirium Studios, ou encore en dans un cross play Iphone/Apple TV avec ShadowMatic.  Et à côté de l’un d’eux, un coup de coeur se montre avec une musique intrigante sortant des enceintes. Un jeu appelé Illumine, basique sur le plan visuel, avec un symbole Japonais se promenant dans un univers, peuplé de murs noirs , des personnages « lettres » et de livres. Mais une fois la manette en main, le jeu prend. De l’avis de son développeur Franco Japonais Dejima, Illumine est un rogue like ou vous êtes lâchés au beau milieu de nulle part, sans indications ou cartes. Vous devrez intéragir avec les différents PNJ pour avancer, et suivant leurs réactions passives ou hostiles, apprendre pour avancer. Le sentiment d’exploration et le côté aléatoire des situations font réellement penser à des jeux comme LSD Dream Emulator, et la créativité est grande au delà du premier regard.

A20161119_115546utre curiosité, le jeu de course Chalo Chalo propose de se placer en temps que jeu d’Esport Casual. Jouable jusqu’à 8 personnes, Chalo Chalo est compétitif car chacun devra arriver au plus vite à l’arrivée, mais « casual » (même si le terme est maladroit) car le gameplay est on ne peut plus simple et le rythme d’évolution des mini élements que l’on déplace est plutôt lent pour ne pas être perdu. Reste à savoir si le titre plaira au public.  Avant de partir dans la salle blanche, nous avons pu tester deux autres titres, frontalement différents. D’un côté, Bikss de Marie Vardal, une jeune développeuse Danoise, racontant la descente aux enfers d’une jeune fille à qui tout souriait, copains comme amis. Une expérience intéressant plus qu’un jeu, mais qui demande de ne pas être dépressif avant de lancer le programme. De l’autre côté Aurion: Legacy of the Kori-Odan, un RPG Camerounais sorti en avril sur Steam, techniquement magnifique, reprenant les mécanismes de titres plus connus comme les Tales Of pour parler de la culture Africaine. Le jeu bénéficie déjà d’une petite communauté et les retours sont très bons. En résumé, nous avons pu voir une grande partie des titres, et ce n’est pas fini. La salle blanche un peu plus petite a montré quelques titres valant le coup. killing-time-at-lightspeed-screenLichtspeer remplit le rôle du jeu d’action-shoot arcade, ou le personnage tire des lances divines pour s’en sortir. Bokida de son côté, réalisé par des ex élèves de l’ICAN Paris, lance le joueur dans un jeu d’aventure ou les décors sont seulement dessinés et blancs, donnant un aspect froid,  et poussant la progression pour trouver un élément de couleur. L’autre coup de coeur (subjectif) du salon est le jeu Killing Time At Lightspeed, avec son affichage rudimentaire, racontant l’histoire d’une personne partie dans l’espace regardant l’évolution de son entourage par les réseaux sociaux, montrant leur côté social et son total contraire. Mais pas le temps de pleurer sur son sort, nous allons du côté d’une technologie qui intéressera le secteur indépendant :  la réalité virtuelle.

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