Mega-CD/Sega-CD

Nintendo n’a pas été le seul constructeur a bénéficier de l’aventure spatiale, Le Tiger’s Claw s’est aussi posé dans la galaxie SEGA et plus précisément sur Mega-CD. Au delà du gameplay semblable à la versions SNES, le système CD de SEGA,  même si vite abandonné, a permis quelques évolutions sur le plan technique. Les musiques passent du MIDI à l’orchestral, tout en restant dans le standard de l’écosystème SEGA, et les pilotes possèdent tous de base une voix dédiée. Une bonne idée même si certains pilotes ont une voix clairement crispante. Comme nous avons pu voir avec le jeu original, les pilotes de la Confédération proviennent de nombreux pays, comme les Alliés durant la Guerre. Ils ont donc chacun des accents que la version SEGA-CD a bien voulu appuyer, avec notamment l’accent français qui tourne en cliché total. Mais cet ajout a le mérite d’exister et est de bonne facture, comparé au reste du jeu. Ceux qui ont déjà testé la Mega-CD savent que l’ajout des « spécificités CD » se fait au détriment de la résolution du jeu en général (sauf pour les jeux purement 2D), et Wing Commander n’échappe pas à la règle.  Le nombre de couleurs est réduit, tout comme l’écran, ce qui est un bonheur dans un jeu avec en cockpit et le champ d’action réduit. Et c’est seulement si vous arrivez en jeu, car les temps de téléchargement sont assez longs et nombreux. En bref, une version franchement dispensable, sur un périphérique qui ne l’est pas moins.

Super Wing Commander (3do/Mac)

Shotglass est devenu Saddam Hussein dans cette version.

On décolle des consoles 16 bits pour s’intéresser à un cas particulier dans les portages du premier épisode : Super Wing Commander. Et non ! Ce n’est pas un nouvel épisode sur Super Nintendo, mais une refonte totale de l’épisode original, avec l’équipe d’Origin elle-même derrière cette version. Le Tiger’s Claw se refait une jeunesse avec plus de couleurs, des salles refaites et une salle de briefing flambant neuve. Les cinématiques se font également une nouvelle santé, rappelant les transitions que nous pouvions voir dans un certain Tie-Fighter sur PC, du concurrent LucasArts. De nombreuses scènes sont ajoutées, notamment sur la préparation des pilotes après un briefing. Par contre, certains morceaux de l’histoire sont malheureusement absents, causant certains sauts dans la narration, que les moins calés sur le sujet vont avoir du mal à suivre. Mais le changement le plus flagrant se fait au niveau des personnages, gagnant fortement en réalisme. Heureusement, les accents clichés sont toujours là pour notre plus grand plaisir. Le jeu reste identique sinon, mais un bon point est à noter : le jeu possède 3 extensions. Les 2 premières sont bien sur les Secret Missions, et une troisième campagne vient faire le lien entre le premier épisode et la suite des aventures, notamment le 3ème épisode. Mais cette dernière est surtout considérée comme un Secret Missions 1.5.

A retenir 

Et c’est ainsi que se termine cette deuxième partie du dossier Wing Commander. Moins centrée sur les épisodes principaux, le but de celle’ci est de montrer qu’après un succès aussi important du premier volet, les équipes de Chris Roberts ont travaillé à étendre leur histoire, au delà d’un simple combat du bien contre mal. Les extensions Secret Missions ont eu pour but d’étendre l’univers de la saga spatiale, tout en gardant un intérêt propre en temps que jeux. Les portages quant à eux ont suivi l’évolution du marché console, profitant dès que possible du support CD, la nouveauté du moment. Sur ce, bon voyage spatial et à bientôt pour une troisième partie, sur la succession des aventures de Christopher Blair.

Flbond avec l’aide d’Edmond Furax

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