Le Labyrinthe aux Chemins qui Bifurquent : Genèse à embrouille d’une série emblématique

(NdÜ : Sans l’épisode de Hidden Palace dédié à Wonder Boy, trésor de complétude sur la question, ce chapitre n’existerait probablement pas, et certainement pas sous cette forme. Merci Dr Lakav!)

La grande soeur de la Master System, la SG-1000

En effet, le premier opus naît en 1986 sur SG-1000, la malaimée console de Sega produite en 1983 que l’on peut considérer comme l’ancêtre direct de la Master System, pour être ensuite porté sur arcade l’année même de sa sortie et devenir le succès que l’on connaît. Si les adaptations de l’arcade vers consoles de salon pullulent littéralement au fil de la Playhistoire, très rares sont les jeux à avoir connu le parcours inverse.

Non, ce n’est pas une version CPC de Wonder Boy, mais bien la version originelle, celle sur SG-1000!

Et dès cet épisode, l’embrouille est lancée. L’adaptation Master System, rien moins qu’exemplaire, s’intitule Super Wonder Boy, probablement pour la distinguer de la version originelle sur SG-1000 qui n’est pas bien jolie, avouons-le. Jusqu’ici, tout va bien.

Et voici la version que nous connaissons tous et qui a fait vibrer nos coeurs de retrogamers!

Mais quand Hudson Soft – maison forcément connue des amoureux de la PC-Engine et principaux instigateurs des concours d’été animés par le légendaire Takahashi Meijin, les fameux Caravan Tours, que les shmuppers connaissent bien – décide de sortir une adaptation sur Famicom, un problème de droits pointe son nez, forcément! Et donc, disparition du gamin en pagne pour avoir droit à… Takahashi Meijin himself dans le premier rôle de Takahashi Meijin no Bōken Jima! C’est ainsi que nait la célèbre série Adventure Island, le nom du grand Meijin ayant été viré du titre pour l’exploitation internationale, le héros devenant un quelconque moustachu en pagne, alors que lors des campagnes promotionnelles du jeu au Japon, Takahashi Meijin était sous le feu des projecteurs – d’ailleurs, l’égérie de la marque Hudson sera le héros de plusieurs jeux au fil des années, mais ceci est une autre histoire… -.

Takahashi Meijin pique la vedette au Wonder Boy sur Famicom!

C’est déjà pas rien, quand même, le fait qu’une série qui s’avérera bien fournie en chapitres donne dès son point de départ naissance à une autre série tout aussi respectable, non ? Mais ça ne s’arrête pas là, ô lecteur excité par la curiosité.

Wonder Boy in Monster Land, second opus audacieux et légendaire de la série.

Car arrive l’an de grâce 1987, et avec lui le second opus officiel de la série sur arcade, le légendaire Wonder Boy in Monster Land, dont j’ai déjà vanté les mérites dans la chronique sus-mentionnée. Virage drastique pour la série, qui passe de plateformer arcade en ligne droite à l’un des précurseurs du plateforme-RPG. Le level design est plus élaboré, la verticalité plus présente, la vie est désormais représentée par une ligne de coeurs – ça me rappelle kekchose… -, un système de monnaie est instauré afin d’acheter bottes, bouclier, énergie, armes secondaires, même si l’aventure reste soumise aux conditions de l’arcade, avec sa linéarité inhérente et la présence d’un sablier imposant à notre avatar en slip de se manier le train au lieu d’admirer le paysage et fouiner chaque recoin à la recherche d’une porte cachée, d’un sac d’argent, ou d’un chemin secret, autant d’éléments témoignant de la richesse d’un jeu qui continue à faire vibrer les coeurs trente ans plus tard.

Ah, que d’émotion!! l’odeur de ma jeunesse en un simple screenshot!

La série des Monster World était née. Et avec elle, son lot de complications.

0 réponses

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *