XCOM 2, rien à signaler

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Dernier rejeton d’une vénérable dynastie de tactical occidentaux, XCOM 2 fait suite au reboot à succès de la série de dégommage d’aliens furtif. Statue vidéo-ludique érigée à la gloire d’X-Files, elle en reprend l’ambiance feutrée, le goût du mystère et les imbroglios tendus avec nos amis les E.T. Seulement voilà : si le précédent épisode passait du simulateur de Gestapo à la bataille de France, nous voici désormais plongés dans le quotidien des FFL. Et dans un monde entièrement nazi.

Gagner la guerre

XCOM 2 (6)

XCOM 2, c’était pour moi l’occasion de me rabibocher avec la série, et plus généralement avec les tactical occidentaux dont je ne suis pas très friand. C’est donc les yeux pétillants et le cœur gonflé d’espoir que j’ai avalé sa désastreuse cinématique d’introduction, ambiance pilote de Terra Nova, pour déboucher sur le sempiternel tutoriel de déplacement des unités. Je ne veux pas être injuste avec ce tuto : plutôt rythmé, il recèle en outre l’unique retournement de situation surprenant de l’aventure. Mais endurer tous ces supplices pour finir par une présentation du casting catégorie sitcom aura eu raison de ma raison.

Le jeu est incroyablement plat et sans inspiration. Les graphismes ont raté le coche de la next-gen, et la direction artistique n’arrive même pas à faire honneur aux séries B qui lui servent visiblement de modèle. Les dialogues raclent pourtant bien le fond des séries US en débitant des stéréotypes baignant dans une soupe aussi fade que la personnalité des protagonistes. Et parallèlement à ce désastre de tous les instants, la narration ingame est plutôt efficace et bien maîtrisée ; à l’image de l’introduction qui nous fait rapidement sentir la menace de mort permanente qui pèse sur nos soldats.

Nouveauté qui dénote également ce changement de ton, la plupart des missions débutent en mode infiltration. Une occasion pour l’IA de s’en donner à cœur joie en traversant des zones surveillées alors qu’un autre chemin les contourne, de sauter à travers des vitres au lieu d’ouvrir la fenêtre, etc. Ça a au moins le mérite de réveiller la première fois, vu le rythme horriblement lent des combats, bourrés d’animations trop longues et d’attentes inutiles. Et même si vous parvenez au corps à corps face à un ennemi, vous n’êtes pas certain de le toucher à 100% – une blague déjà récurrente dans Enemy Unknown. On pourrait aussi parler du level design procédural permettant d’augmenter la rejouabilité, mais assez douteux d’un point de vue qualitatif. Heureusement, le gameplay est tellement passe-partout que n’importe surface avec quelques obstacles fait l’affaire.

XCOM 2 (3)

La conquête du monde, une antenne à la fois.

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A propos de l'auteur

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Ninja biclassé niveau 13, je me suis reconverti dans la littérature érotique et la critique de jeux vidéo après un malheureux accident de shuriken dans la poche avant.

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