Le meilleur de Yakuza

A travers les éléments déjà cités précédemment, je crois bien avoir véhiculé chez vous, lecteurs, l’impression que ce Yakuza a été amélioré en tous points par rapport à ses prédécesseurs. Et bien, il y a finalement peu de choses à regretter. L’absence des clubs d’hôtesses dans le scénario de Kiryu n’est pas vraiment préjudiciable et est remplacé par un téléphone club. De plus, le nombre d’activités disponibles est toujours aussi honorable. On passe du temps à s’égosiller au karaoké en sirotant un bon whisky seul ou accompagné ou à s’isoler à la salle d’arcade pendant des heures sur les titres en vogue de l’époque.

Voir cela n’a pas de prix

Les années 80 sont également l’occasion de voir Kiryu ou Majima se trémousser sur de bons sons disco et cela n’a pas de prix. Ajoutons à cela des courses de mini-kart jouables en utilisant notre propre kart customisable grâce à des pièces d’équipement à acheter ou à débloquer. Vous pourrez également vous arrêter pour une pause casse-croûte afin d’assister à l’essor des fast-food ou vous installer confortablement au restaurant local, vous permettant ainsi de goûter aux nombreuses spécialités de la région. Je ne vais bien évidemment pas tout citer au risque de vous perdre en virgules et points virgules.

Kuze, l’un des lieutenants de la famille Dojima

Comme dit précédemment, le système de combat a été amélioré et la castagne est une pure partie de plaisir grâce à la badassitude aiguë de nos deux héros. Les scénaristes ont vraiment mis l’accent sur le développement de ces derniers tout en introduisant un panel de personnages inoubliables au charisme made in SEGA. Le scénario du jeu, comparé à celui des prédécesseurs, est bien plus sombre. La noirceur qui en découle nous entraîne dans un monde froid, cruel et implacable, un monde où les faibles n’ont pas leur mot à dire, devant s’écraser devant les ambitions des puissants. Assister aux événements déchirants qui entraîneront Kiryu et Majima dans une quête où leurs valeurs acquises seront mises à rude épreuve est une expérience forte pour les fans de la série. Grâce à un cadre narratif précis et un pathos mesuré, l’histoire nous emporte aisément dans ses méandres scénaristiques et naît soudain en nous l’envie de vouloir finir le jeu d’une traite avant de lancer le mode Premium Adventure où l’on peut profiter de l’univers sans être pressé par l’envie de poursuivre la quête principale. Si Yakuza a longtemps été considéré – à juste titre – comme étant le successeur spirituel de Shenmue, il faut dire que la série a depuis, suivi son petit bonhomme de chemin. Et sans remettre en question le statut de légende du second et ce qu’il a apporté au médium que nous aimons tant, l’élève n’a vraiment pas à rougir devant son maître.

A retenir

Avec Yakuza 0, on pouvait craindre une multiplication des épisodes et une atteinte à la cohérence du schéma narratif entamé par le premier. Cependant, il n’en est rien. Porté par un niveau de narration encore jamais atteint dans la série, le jeu flirte encore plus avec le 7e art que ses prédécesseurs. Si l’on reprochait un manque de variété aux Yakuza après la sortie des 3 premiers opus et pointait du doigt la narration éclatée des opus 4 et 5, Yakuza 0 met tout le monde d’accord en proposant une progression narrative claire parsemée de combats plus intéressants que jamais grâce l’introduction des Battle Styles. Redonnant un véritable souffle à sa série en développant deux de ses personnages phares, SEGA nous offre là le meilleur Yakuza. Si vous êtes un fan de la première heure, vous serez sûrement ravi par cet épisode. Si vous êtes un néophyte en la matière, je vous conseillerai davantage de vous tourner vers le premier épisode. En effet, peut-être n’est il pas ingénieux de commencer par cet épisode malgré le fait qu’il se trouve en première ligne sur la frise chronologique de la série. Gardez le meilleur pour la fin. 

ClishClash

Informations sur le jeu

Plateformes : PS3 (Japon)/PS4

Genre : Action/Beat’em all/Aventure

Développeur: Ryu ga Gotoku Studio

Editeur: SEGA

Date de sortie : 12 Mars 2015 au Japon/ 24 Janvier 2017 en France

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