Faisabilité import : le jeu ayant peu de chances de sortir en Europe, cette mini rubrique donne un indice sur la facilité ou non de faire le jeu en japonais. Contrairement à Yakuza Ishin ou 0, Yakuza Kiwami demande à plusieurs reprises de chercher un objet ou une personne par soi même, donc sans indicateur sur la carte, ce qui complique évidemment l’aventure. Il demande aussi parfois de chercher des objets dans des endroits très particuliers, par exemple dans une poubelle, ce qui encore une fois vous poussera à vous coller à tous les murs si vous ne comprenez pas la langue. Il est donc recommandé d’utiliser un guide internet s’il existe déjà.

C’est après plus de dix ans que Sega se décide à sortir son premier remake d’une série presque annualisée ayant maintenant beaucoup d’épisodes. Yakuza Kiwami arrive surtout au bon moment, c’est à dire après Yakuza 0 racontant comme son titre l’indique des événements antérieurs à l’arc principal, mais aussi avant Yakuza 6, un épisode qui opte pour un tout nouveau moteur et qui sera le premier épisode tournant la page sur la génération de consoles précédentes. Du coup, Sega, avec Yakuza Kiwami, espère accrocher à la fois les nostalgiques tout en faisant monter les nouveaux joueurs dans le train par la même occasion.

On en est où ?

YakuzaKiwami-3Pour situer l’histoire de cet épisode, Kiryu Kazuma, le personnage principal, prend 10 ans de prison pour avoir officiellement tué un chef de famille Yakuza. En réalité, Kiryu n’a fait que couvrir ses deux amis, Nishiki et Yumi, en les laissant fuir et en laissant derrière lui les doutes sur l’auteur réel du crime. C’est donc après 10 ans de prison que l’histoire débute vraiment, dans un monde changé et des personnages qui ont évolué, en bien ou en mal. Ainsi, Nishiki pu prendre du grade jusqu’à devenir un « Kumichô », c’est à dire le chef d’une équipe, et devint mauvais pour des raisons encore floues. Yumi quant à elle, disparut, et c’est dans ce milieu où sombrent mystères et trahisons que Kiryu va devoir se remettre dans la société. Le titre se découpe donc en treize chapitres, pour une grosse quinzaine d’heures en ligne droite si vous êtes un habitué. Chaque chapitre se compose de deux voire trois phases de recherche et de combat afin d’arriver à l’objectif de fin de chapitre, qui se conclu par un gros duel avec un boss, ainsi que par une scène cinématique faisant avancer l’histoire. Si certains points du jeu ont vieilli malgré le coup de neuf esthétique du titre (voir ci dessous), le scénario quant à lui est tout bonnement splendide comme à son habitude, avec des scènes spectaculaires, une ambiance absolument géniale et un personnage principal parlant peu mais distillant toujours ses remarques au bon moment avec une superbe justesse.

1-2-1452291332Les personnages secondaires ne sont pas en reste, avec un Majima au dialecte du Kansai toujours aussi cru et teinté d’une dose de folie, remettant évidemment en pleine lumière cette rivalité des langues et celle des caractères entre lui et Kiryu, elle même tirée évidemment de la rivalité réelle des deux régions. Ou bien Shinohara, le Judoka reconnu (balayé par David Douillet en finale) qui a prêté son visage et sa voix dans cet épisode, même si son rôle est extrêmement mineur, mais dont les traits de caractères connus notamment grâce aux émissions de télés sont fièrement représentées. Bref, l’histoire se dévore d’une traite et laisse peu de place à l’ennui jusqu’à la fin, et chacun des mystères entourant la petite Haruka que l’on essaye de protéger, ou bien de sa mère et de sa tante Yumi, ou encore de la lente descente aux enfers de Nishiki nous colle au siège et nous donne envie d’aller toujours un peu plus loin.

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