« Encore un Yoshi ? Mais crotte de zut ! », voilà ce que je me suis dit lors de l’annonce de Yoshi’s Wooly World alors que la même soupe allait sortir sur 3DS. Enfin j’ai beau râle et pourtant ça fait toujours plaisir de goûter à des jeux de plate-formes 2D sur console de salon. Déjà bien servie avec DKC Tropical Freeze l’année dernière, la WiiU peut compter sur un nouveau « petit » jeu pleine de tendresse.

C’est doux, c’est lavé avec Mii Relaine

L’Armée des 12 Yoshi (comptez pas, y’en a plus que 12 je sais)

Faisant confiance au savoir-faire de son studio interne Good Feel, Nintendo confie donc Yoshi’s Wooly World aux responsables d’un certain Kirby Epic Yarn qui a déjà exploité un univers similaire et très côté « PEGI 3+ ». Et bizarrement même si on du mal à être surpris par le thème de la laine au début, on se rend compte après quelques sessions que le charme prend très vite : la carte du monde est un atelier de couture géant, tous les modèles 3D sont principalement faits de laine et les animations offrent un florilège de détails amusants (les pieds de Yoshi deviennent des roues lorsqu’il court, une hélice en planant…). De même, les nouvelles compositions sont un régal pour les oreilles avec près de 60 pistes inédites ce qui est plus que respectable. Jouer ne serait-ce que 10 minutes à ce jeu donne envie de se mettre en position fœtal, en suçant son doudou fraîchement lavé avec Cajoline. Je sais pas pourquoi mais tout d’un coup je veux ma môman…

Maîtresse ! Il m’a volé mon pull *sob*

Les boules de laine servent aussi à créer des plate-formes. Pas con.

Malheureusement -et heureusement- on tape encore dans la même recette que Yoshi’s Island premier du nom : des ennemis à gober que l’on a déjà vu 50 fois par le passé (paye ton bestiaire varié) et le traditionnel lancer d’œufs -ou plutôt de pelottes de laine qui sortent du falzar de Yoshi- qui servent à bien des choses… Mais qu’importe, Woolly World fait le travail avec un level-design excellent et une physique au top contrairement à un certain New Island en demi-teinte. Cependant, il est bon de signale -ou plutôt de rappeler- difficulté en ligne droite n’existe quasiment pas la faute à l’absence de vie : une simple mort ramène au précédent checkpoint. Le gros point positif, c’est que le challenge vient comme très souvent de la collectionnite. Finir un niveau à 100% impliquera de passer le portail final avec la vie au maximum (et sans de Baby Mario couinard à rattraper cette fois…), récupérer toutes les fleurs trop bien cachées, les 20 tampons qui font office de pièces rouges et, plus sympa, les 5 pelotes de laines indispensables pour re-tricoter des Yoshi aux motifs atypiques et trognons. A noter que les Amiibos sont compatibles pour avoir des Yoshi aux couleurs des personnages Nintendo (mon Yoshi Fox chie la classe au passage). En tout cas, pas de quoi crier au scandale sur la durée de vie qui fait amende honorable pour peu que le challenge du « tout fini » soit rempli. Pour plaire à tous type de joueurs, le jeu reste également accessible aux novices avec un mode Relax qui permet d’avoir un Yoshi qui survole les niveaux en cas de pépin ainsi que des badges (payables avec les gemmes ramassées) qui offrent des boosts pendant un niveau.

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